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 Add this item to the list   Russula vesca Fries (ss. Bres.)
   
Literature:
 
Page number:266 
Remarks (public):Espèce non critique et facile à reconnaître, malgré l'amplitude du champ de variation de sa couleur. La var. montana Blum est une forme montagnarde chétive.
Nous avons il y a très longtemps, deux années de suite, dans notre propre jardin, à Yerres (S.-et-O. observé des sujets complètement privés de pigment et à marge piléique nettement cannelée ; c'était sans doute la variété lactea au sens de Melzer et Zvara, peut-être même celle de Bresadola. si l'on se rapporte à la révision que J. Schaeffer a faite de l'exsiccatum type de cette dernière. Nous n'avons pu malheureusement en faire l'étude approfondie nécessaire, et notre herbier ne renferme que des sujets en médiocre état, non accompagnés de sporée. Pourtant, l'aspect de la cuticule nous avait semblé assez différent, et notre impression est qu'il s'agit peut-être de quelque chose de plus qu'un état albinique de vesca.
La spore de R. vesca varie très peu ; elle est moins ornée et plus grosse que celle d'heterophylla. Même des sujets recueillis apparemment sur un même mycélium, au nombre de 6 ou 7, en forêt de Carnelle, près du Poteau-de-Carnelle (S.-et-O.), et qui, tous sans exception, présentaient une marge remarquablement craquelée-crevassée, et une taille un peu au-dessous de la normale, ne nous ont pas montré de spores sensiblement différentes ; il en est de même de toutes les formes de coloration que nous avons distinguées dans notre description. Ce caractère est donc exceptionnellement bien fixé dans ce cas particulier.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula vesca Fries (ss. Bres.)
Chapeau 6-11 cm, d'abord subglobuleux, puis convexe (assez surbaissé), enfin étalé, avec le centre précocement aplani et bientôt bassement déprimé, charnu, ferme, avec la marge obtuse, unie ou à la fin obscurément et courtement cannelée (rarement de façon assez évidente), d'un remarquable brun vineux à brun purpuracé (K 63, 39/30; S 81) ou souvent plus brun (vers S 126, 127 ou encore plus pâle), avec le centre plus sombre et la périphérie vineux pâle (f. type vesca), quelquefois presque tout décoloré, plus rarement olive (K 139, 135, 118; S 176) ou verdâtre, par exemple K 222 dans la f. viridata Singer, quelquefois aussi noisette ochracé (K 163, 167, 168, 169, 172) dans la f. Romellii Singer (= avellanea Melz.-Zv.), ou même d'une couleur pâle, gris pâle, lilacin grisâtre, couleur pierre, noisette, livide clair, avec taches et plages crème ou (rarement) quelques reflets rougeâtres ou olivâtres à peine sensibles (f. neglecta Singer), très rarement enfin complètement dépigmenté (f. lactea ss. Melz.-Zv.); cuticule séparable sur plus de la moitié du rayon, finement chagrinée ou ruguleuse à presque lisse (en particulier sur les formes pâles), ne recouvrant pas à maturité au moins la portion antérieure des lames, et pouvant, sur certains carpophores. présenter sur tout le pourtour une zone crevassée-marbrée remarquable.
Stipe (2)-5-10,5 x 1,3-3 cm, subcylindrique ou un peu rétréci en pointe à la base, ferme, résistant à la pression, plein, puis spongieux par les larves, blanc, tendant souvent à jaunir ou à se maculer de brun à la pointe, quelquefois un peu grisonnant localement, rarement un peu teinté de la couleur du chapeau; surface d'abord lisse et farineuse-pruineuse, puis ruguleuse ou rugueuse (parfois très scabre).
Chair assez ferme, mais non dure, blanche, subconcolore sous le revêtement au centre, tendant à se teinter de brun, de jaunâtre sale ou de rouillé jaunâtre à la base du stipe; odeur négligeable; saveur douce de noisette, - FeSO4 : vive et rapide réaction rose orangé. Gaïac: fortement positif.
Lamelles serrées à assez serrées, rarement assez espacées à la fin, à furcations fréquentes, surtout contre le stipe, oÀ¹, sur les vieux sujets, elles se prolongent parfois en filet plus ou moins réticulé, subaiguës en avant, larges de 7-10-(13) mm environ, atténuées en arrière, blanchâtres, légèrement teintées de crème ou avec un subtil reflet ochracé pâle ou faiblement glauque (jamais jaune verdâtre comme chez heterophylla), au début un peu lardacées, mais devenant par la suite un peu cassantes (se brisant si l'on passe le pouce), à arête entière et concolore ou souvent épar­sement tiquetée de petites taches d'un brun rouillé, finement interveinées.
Sporée blanche (I a),
Spores subglobuleuses ou obovales (5,7)-6,5-8-(8,5) x (4,7)-5-6,2-(6,5) µm, verruculeuses piquetées, avec de rares connexifs ; verrues assez espacées, fines à assez grosses, obtuses, arrondies les plus grosses de 0,25-0,5-(0,75) µm; appendice hilifère conique, obtus, 1-1,5 x 1 µm ; plage supr-appendiculaire mal délimitée. Basides 35-53 x 7,7-9,5 µm. Cystides obtusément fusiformes ou presque en bouteille, 65-110 x 6,5-13 µm, obtuses ou à petit appendice, à réaction généralement faible en SV, naissant dans l'épaisseur du sous-hyménium, ou au niveau de l'hyménopode.
Cuticule d 'hyphes couchées, sinueuses, emmêlées, lâches, sans laticifères, émettant un épicutis de poils cloisonnés, larges de (2)-3,5-6,5 µm, ramifiés, cylindriques obtus ou atténués en haut souvent avec çà et là de légers étranglements (nous avons vu une fois, après le traitement à la Fuchsine, une petite zone demeurée rouge au niveau de ces étranglements), les articles infériec, plus ou moins longs, et non remarquablement courts comme chez heterophylla, et d 'ailleurs dans l'ensemble moins pointus dans la partie supérieure que chez cette dernière; vers le centre du chapeau, on observe les mêmes « crins » à parois épaissies, mais celles-ci sont plus fréquemment (sauf sur les formes à chapeau pâle) imprégnées d'un pigment membranaire uniforme jaune brunâtre; dermatocystides peu typiques, guère sensibles à la SV, mais à corps noirs dans le SBA et le SA, cylindracées, obtuses, en général non capitulées, larges d'environ 5 µm, à contenu gra­nuleux. Sur les sujets tout frais, on aperçoit un pigment vacuolaire brun rougeâtre clair, cé, labile, parfois entouré de corpuscules obscurs, mais en général, sauf sur les formes dépigmentées, on aperçoit de nombreux grains rouge noirâtre qui constellent l'ensemble de la cuticule, et l'on ne décèle plus de vacuoles colorées. Médiostrate à sphérocystes moyens; sous hyménium épais, subcelluleux, avec zone hyménopodiale d'hyphes allantoïdes plus ou moins différenciée.
Revêtement du stipe à laticifères et dermatocystides à corps noircissant dans le SBA.
Habitat: Espèce très commune (dans les forêts de la plaine, c'est la plus commune de toutes les Russules) dès la fin de mai dans les forêts feuillues, semblant préférer les chênaies siliceuses, mais se rencontrant aussi dans les hêtraies; elle se raréfie en automne, et semble beaucoup moins répandue, peut-être même nulle, dans les forêts montagneuses, sans doute à cause de l'absence du chêne. Signalée dans toute l'Europe. - Type: n° 26-VIII-49.
 
Taxon name: