Search on : Taxa descriptions

 


 
 Add this item to the list   Russula consobrina (Fries ex Fries) Fries
   
Literature:
 
Page number:375 
Remarks (public):Nous avons reçu de Meinhardt MOSER un fragment de chapeau de cette espèce, qu'il avait recueillie sous Picea excelsa à Vikartal (Autriche), le 20 août 1950, ainsi qu'une belle aquar, Le champignon autrichien différait de celui de Singer par l'absence de tout rougissement. Nous avons relevé les caractères suivants:
Spores 7-8,7 x 6,5-7,3 µm, arrondies, verruculeuses-pustuleuses, subréticulées connexées ou subcristulées, à verrues hémisphériques, atteignant 0,75 µm de haut, assez nombreuses, nettement amyloïdes, à éléments anastomosants nombreux et frappants; appendice hilifère 1,5-1,62 x 1,25 µm; tache supra-appendiculaire arrondie, 2,75 x 2,75 µm par exemple, radiante, nettement amyloïdes.
Cuticule filamenteuse très gélifiée, assez brusquement différenciée de la chair, émettant un épicutis de poils cylindriques, obtus ou même un peu clavés, grêles et banaux, accompagnés d'innombrables dermatocystides, très longues, pluriseptées, cylindracées, souvent étranglées aux cloisons ou ailleurs, et par conséquent avec des portions renflées-ampullacées, l'article terminal parfois un peu clavé, et fréquemment contracté en un goulot assez volumineux, terminal ou sublatéral (x 4-9,5 µm). Pigment vacuolaire brun, abondant.
Comme on le voit, le nombre élevé des dermatocystides contredit la diagnose de Singer, mais l'étude des cuticules sur le sec étant parfois très difficile, il est fort probable que la contradiction n'est qu'apparente.
En tout cas une telle cuticule exclut absolument cette espèce des Foetentinae, dont elle guère que la couleur. Singer l'a fort correctement aperçu, mais nous ne pouvons le suivre quand il veut ranger consobrina dans ses Decolorantes; cet auteur semble avoir été impressionné par réaction rouge au formol que présente sa chair, mais on observe un rosissement au contact de réactif dans des espèces d'affinités très variées, allant de Clariana, emetica, Raoultii à amoenolens. En réalité, les caractères de l'épicutis placent consobrina au voisinage immédiat de fellea; cepend, [Page376] sur le sec, nous n'avons pu apercevoir de pigmentation membranaire, ce qui est regrettable pour l'homogénéité et la définition de la section des Felleinae, mais il n'est vraiment pas possible, à cause de la couleur brune du chapeau, d'en faire une Citrinae.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula consobrina (Fries ex Fries) Fries
Chapeau 5-10 cm (rarement plus ou moins), convexe et généralement ombiliqué, puis avec le centre déprimé, à la fin en entonnoir, à marge lisse, seulement à la fin peu évidemment et cour­tement cannelée-tuberculeuse, jamais fibreuse, aiguë à subobtuse, puis aiguë à obtuse, mais jamais arrondie, brun d'ombre, gris brun, plus pâle au bord, puis noisette ou plus rarement tout entier grisâtre pâle, à cuticule veinée, en particulier au centre, mais à veines innées (elles ne font qu'une très légère saillie), autrement lisse et glabre, séparable sur les 4/5, visqueuse, vite sèche,
Stipe 6,5-12,5 x 2-3 cm (rarement moins), variable, mais généralement ventru, rigide, ferme, puis devenant fragile, plein, puis avec de petites cavités ou farci, blanc, à la fin généralement réticulé de grisâtre ou taché de gris, souvent rougissant à la pression.
Chair rigide, puis plus ou moins fragile, blanche, grisâtre sous la cuticule et aussi dans le stipe des vieux sujets ou à la périphérie, tournant au rougeâtre à la blessure, mais seulement quand la quantité d'eau est un peu en-dessous de la normale (elle peut ne pas rougir du tout dans les bois humides); odeur nulle ou de pomme fraîche; saveur devenant lentement à assez rapidement très âcre, FeSO4: gris. Formol: rapidement rouge (comme decolorans et vinosa), Aniline: incarnat brunâtre et brun carné autour de la tache, devenant brun rouge à la fin. ?-naphtol: presque 0.
Lamelles serrées, à assez serrées, le plus souvent simples près du stipe, mais entremêlée de nombreuses lamellules ou de furcations, non ventrues, rétrécies à partir de la moitié du rayon du chapeau ou du tiers extérieur vers le stipe, et rétrécies ou arrondies en arrière, assez larges (8 mm sur les gros sujets), blanc crème, puis crème pâle, interveinées.
Sporée blanc crème (Crawshay B, avec souvent une nuance orangée, vers C).
Spores 8,5-10-(11) x 7,5-9-(10) µm (avec les verrues !), courtement elliptiques à oblongue, à verrues hautes de 0,4-0,8 µm, très réticulées, mais parfois à réseau interrompu. Basides (35)-40-45-(50) x 8-10 µm. Cystides fusoïdes ou largement fusoïdes-cylindracées, atteignant 125 x 6,2-11 µm, appendiculées en haut, rarement obtuses, assez nombreuses sur les faces et serrées sur l'arête, qui est subhétéromorphe, la plupart entièrement «bleues» ou presque en SV, rarement à contenu éparsément granuleux ou non granuleux.
Cuticule consistant dans la zone superficielle en poils plus ou moins dressés, hyalins en haut et brunis en bas, subaigus à obtus, généralement avec une base élargie (x 1,5-3 µm), entre lesquels ­on trouve des dermatocystides (elles sont très nombreuses sur les exemplaires de MOSER et HAAS examinés par nous) dispersées (33-100 x 6,5-8 µm); la zone profonde comprend des hyphes couchées, banales, x 2,5 µm et plus. Beaucoup de poils et d'hyphes, d'ailleurs non morphologiquement différenciés, ont l'aspect de laticifères et bleuissent à la SV. Réaction faible de la cuticule à la potasse. Sur le stipe, s'observent des dermatocystides claviformes larges de 5-6 µm.
Habitat: Dans les plantations denses de Picea excelsa, généralement en compagnie Boletus edulis (juillet-septembre), assez répandue dans l'Europe septentrionale (Suède, Finlande, U. R. S. S., Allemagne).
 
Taxon name: