Search on : Taxa descriptions

 


 
 Add this item to the list   Russula puellaris Fr.
   
Literature:
 
Page number:591 
Remarks (public):La spore nous a paru assez constante par sa forme et ses dimensions relativement élevées (nous n'avons cependant pas trouvé les chiffres extrêmes indiqués par Singer et J. Schaeffer: jusquu'à 10-12 x 9-10 µm !), mais la hauteur des ornements s'est révélée variable: les récoltes montagnardes nous ont montré des verrues courtes et grosses, ainsi qu'une récolte faite sous feuillus à Yerres S.-et-O.) en août 1936. Nous ne pouvons dire si une étude plus poussée permettrait d'isoler deux variétés stables.
En forêt de Marly (S.-et-O.), sous châtaigniers, sur sol siliceux à Leucobryum glaucum, nous avons vu une ou deux fois une forme remarquable par ses grandes dimensions, son stipe plutôt court (silhouette exacte d'une Integrinae), à chapeau uniformément pourpre foncé, et à saveur sez nettement âcre (dans les lames?), qui nous a, macroscopiquement, paru assez différente de la petite et plus ou moins svelte puellaris ordinaire. Nous n'avons pu étudier cette forme, mais en avons probablement retrouvé une sporée dans nos collections: la spore s'est montrée du type épineux et non verruqueux, avec des connexifs et surtout crêtes en nombre bien plus faible que sur nos autres récoltes; elle appartenait plutôt, en somme, au type "piqueté". Peut-être cette Russule mériterait-elle d'être décrite séparément sous le nom de var. integroides, mais nous ne pouvons nous en porter garant, un doute planant sur l'identité exacte de notre sporée (9-10-49) (fig. 617).
Ce qui pourrait donner à penser que R. puellaris est une espèce collective, c'est que nos propres observations ne coïncident pas exactement avec celles des auteurs: certains lui attribuent des spores à drues isolées, alors que, sauf pour la sporée de Marly, nous lui avons toujours vu des ornements avec quelques anastomoses,' J. Schaeffer lui octroie une sporée plus claire que nous ne l'avons noté (B, C Crawshay, c'est-à-dire notre II a ou b): comme nous l'avons dit à l'instant, nos mensurations sporales ne correspondent pas non plus très exactement. Toutefois, il peut s'agir là de variations intraspécifiques.
Plusieurs variétés ont été décrites d'ailleurs dans la littérature, dont la première n'est qu'une forme individuelle, fort probablement, mais la seconde a toutes les chances d'être une bonne espèce à cause d'une spore vraiment trop différente.
La var. leprosa Bres. se caractérise comme suit: chapeau 2-3,5 cm, rouge, brun au centre, avec de petits flocons blancs fugaces, puis nu. Stipe blanc avec un revêtement floconneux-soyeux, puis jaune et glabre. Chair jaune, à saveur un peu piquante, inodore. Lamelles subespacées, subventrues, égales, anastomosées, sinuées-libres. Spores 10 x 8 µm. Basides 35-40 x 10 µm. Cystides 60 x 8 µm. - Sous les aunes.
La var. Caucasica Singer a une saveur typiquement âcre. Spores 9-11-(12) x 8-9 µm, rondes à largement elliptiques, ponctuées, finement verruqueuses ou courtement épineuses, très densément et finement réticulées selon J. Schaeffer. Caucase. - La spore doit rappeler intensior par l'ornementation, et venosa par la taille.
Blum décrit sous le nom d'abietina Peck (bien que d'après Singer cette espèce fût un mixtum compositum de R. versicolor et sphagnophila-nitida), une Russule à spores un peu plus grosses et plus colorées, zébrées-cristulées, d'après le dessin.
Espèce moyenne, vers 5-8 cm, mais souvent peu grêle et relativement épaisse. Chapeau flexueux, à marge peu striée, à couleurs autour de bistre, tantôt brun violet, brun rougeâtre, avec un centre bistre noir, tantôt tout rouge noir ou sépia et pouvant se maculer d'ocre, tantôt encore pâlissant vers un brun rose sale, un peu livide, mêlé d'olive, plus rarement tout olivâtre, à cuticule brillante. Stipe nettement claviforme, fragile, mais non très mince, strié, rugueux, brillant, tendant un peu à jaunir avec l'âge, surtout dans la moelle. Lamelles larges, d'abord crème pâle, puis assez vif. Chair douce, à peu près inodore, jaunissant assez rapidement dans les blessureo chapeau, mais ne prenant qu'exceptionnellement l'aspect intensément jaune des puellaris, réaction immédiate à la teinture de Gaïac. Sporée crème, à la limite inférieure des crème clair. Spores un peu plus grandes que chez puellaris, atteignant 9-10 µm, avec une ornementation assez basot verrues vers 0,5-0,7 µm, irrégulières, plus ou moins soudées entre elles, et formant des crêtes confuses, sans réseau véritable et sans lignes reliantes fines. Dermatocystides peu épaisses, vers 5-6 µm
Sous conifères, pins, épicéas, sapins.
Nous avons récolté cette forme dans les sapinières des Vosges, en septembre 1965: nous ne pouvons la regarder comme autre chose qu'une race écologique.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula puellaris Fr.
Variété type puellaris
Chapeau 2,5-5,5 cm (et parfois plus ?), assez ferme au début, puis plus fragile, convexe, puis largement et souvent assez fortement déprimé au centre, à marge obtuse, sillonnée-pectinée, purpurin, rougeâtre purpurin, lie de vin, souvent presque noirâtre au centre, ou tout au moins plus foncé, par exemple K 5, 42, 88; R I, 5 k à m, de Moroco red à Claret brown, XXVIII, 11" m, Vandyke brown, ou 9" k, Walnutt brown, plus pâle, rosâtre ou rosâtre cuivré à la marge (K 103 D; R XXIX, 15" c, entre pinkish cinnamon et light p.c.), parfois aussi brun chamois très pâle, occasionnellement avec un soupçon d'olivâtre en cette même zone (f. type puellaris), rarement (f. rubida Romagn., nov. f.) franchement rouge un peu comme Velenovskyi, ou rouge cuivré R XIII, 5' i, Dragoon's blood red; XIV, 7' k ou j, Hay's russet ou vers vinaceous rufous, jusqu'à XXVIII, 7" i, vinaceous russet), avec des taches irrégulières pourpres ou jaunâtre cuivré; parfois, toute la périphérie est brusquement décolorée en ochracé ou ocre verdâtre et le centre montre une tache pourpre très brusquement délimitée; à la fin, un jaunissement général qui envahit tout le carpophore lui communique dans la vieillesse des nuances cuivrées ou safranées R XXIX, 15" à 15" i, cinnamon à Sayal brown); cuticule longuement séparable, humide, brillante, lisse ou un peu ruguleuse-chagrinée, parfois un peu gercée sur l'extrême bord.
Stipe 3-6,5 x (0,7)-1-1,3 cm, tantôt cylindrique, tantôt un peu plus épais vers la base, tantôt rétréci fusiforme, devenant vite spongieux-creux, blanc, puis prenant une vive coloration jaune rouil1é, safrané-brunâtre sale (K 157-162; R XV, 15' i, ochraceous tawny); surface à la fin forte­ment ridée (la crête des rides est plus jaune que le fond).
Chair assez ferme, puis s'amollissant et devenant fragile, blanche, en général fortement jau­nissante. Odeur très faible; saveur ordinairement douce (parfois un peu âcre dans les lamelles ?).
Lamelles moyennement serrées à espacées (par exemple 3 mm, au bord du chapeau), peu ou non fourchues, fragiles, atténuées ou arrondies vers le stipe, obtuses en avant, ventrues, larges de 3-9 mm, crème, puis crème ochracé clair, avec des reflets jaunes et jaunissant ou se maculant de jaune rouillé comme le reste du champignon (alors jusqu'à R XV, 17' c, entre warm buff et Antimony yellow), à arête entière, brunissante ou roussissante à la fin, finement interveinées.
Sporée crème, II c, parfois presque II d.
Spores assez grandes, 6,5-8,5-(9,5) x 5,5- 7 µm, obovales, échinulées-verruqueuses, mais sur certaines récoltes franchement spinuleuses, piquetées, très localement connexées-zébrées, à verrues généralement hautes de 0,75-1 µm au maximum, atteignant 1,25 µm sur les formes les plus ornementées (fig. 617), obtuses, ou coniques, plus rarement assez aiguës, en général nettement amyloïdes, assez nombreuses, parfois jumelées ou étalées en très courtes crêtes, à connexifs rares; appendice hilifère 1,25-1,5 µm x 0,8-1,2 µm; tache supra-appendiculaire plus ou moins arrondie, 2,25-3,75 µm environ, parfois irrégulière, souvent verruculeuse, nettement amyloïde.
Basides 28-43 x 9-12 µm, atteignant 57µm de long dans la f. rubida, à 4 gros stérigmates, envahies à la fin par un nécropigment jaune.
Cystides environ 40-85 x 8-12 µm, jusqu'à 14 µm dans la f. rubida, assez nombreuses, cylindracées ou en ogive, avec le plus souvent un col très différencié, long et plus ou moins dilaté au som­met ou même subcapité, droit ou arqué, grisonnantes en SV.
Épicutis à poils obtus, ou parfois atténués flexueux, grêles, larges en général de 2,2-4,2 µm, mais pouvant atteindre 4,7-7 µm aux aisselles, avec des dermatocystides assez nombreuses, clavées ou subcylindriques à subfusiformes, peu cloisonnées, (1 à 3 cloisons) généralement obtuses, larges de 3,5-7,5 µm, très rarement jusqu'à 11,5 µm (f. rubida), non incrustées après traitement à la fuchsine, fortement acidorésistantes. Médiostrate à gros sphérocystes lâches, de 20-60 µm; sous-hyménium à amples articles de 8-10 µm.
Habitat: Dans les bois de conifères (pins surtout) et de feuillus, en terrain plutôt sec, mais pas exclusivement (principalement sur sol siliceux ?), assez commune. Signalée dans toute l'Europe.
 
Taxon name: