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 Add this item to the list   Russula olivacea (Schaef ex Secr.) Fries
   
Literature:
 
Page number:724 
Remarks (public):Espèce de grande taille, très variable de couleur, mais en général assez facile à reconnaître macroscopiquement à l'aspect de la cuticule et à la coloration du stipe. Il n'est pas douteux qu'elle se trouve dans Fries sous le nom d'olivacea, et non d'alutacea, car la première est décrite par lui avec une cuticule "soyeuse-squamuleuse " et est classée dans les Rigidae, tandis que la seconde est une Fragiles à chapeau " viscoso-pelliculoso ". On est donc en droit de penser, si, comme c'est très plausible, Singer a raison de voir dans l'integra de Fries un champignon à chapeau rouge comme Velenovskyi, que cette alutacea ss. Fr. représente en fait notre integra et son groupe.
Les variations de taille qu'on observe chez les spores d'olivacea pourraient au premier abord faire penser à l'existence de deux variétés différentes. Il est vrai que nous n'avons jamais récolté les formes microspores que dans les hêtraies (Bellême, Compiègne), mais nous avons aussi observé des formes macrospores dans des stations identiques. La hauteur des ornements est comme toujours bien variable; et nous avons même eu en mains un exemplaire provenant de la forêt de Hez (Oise) [page727] où de grosses spores bassement pustuleuses voisinaient avec des spores plus petites, à longues épines pointues. De même, on peut observer un nombre assez variable d'éléments anastomosants entre les éléments, mais il est toujours faible; on peut dire que dans l'ensemble, la spore est plutôt du type piqueté. Malgré ce polymorphisme de tout ce qui peut se compter ou se mesurer, la physionomie générale de l'ornementation de toutes les sporées ne donne pas une impression de diversité qualitative véritable, ce qui n'est pas un des moindres paradoxes que nous livre la Russulologie. Et dans les 17 sporées que nous en avons examinées comparativement, il s'en était glissé deux par erreur, l'une appartenant à vinosobrunnea et l'autre à la R. alutacea au sens de Melzer et Zvara, et nous avons immédiatement reconnu que nous avions affaire à quelque chose d'étranger au complexe R. olivacea, qui débordait le cadre où se circonscrit son polymorphisme sporal.
F. roseola Lange: chapeau rouge rose, rouge brun clair, rose violacé, pâlissant particulièrement vite ou aussi pâle dès le début, à la fin constamment blanc pâle. Stipe blanc ou un tant soit peu rouge. Taille moyenne. Spores à verrues isolées d'après le dessin.
F. rufoalba Singer (Cooke 1097): chapeau rouge brun, intensément brillant, souvent irrégulier ou cabossé. Lamelles subserrées. Stipe tout au plus un peu teinté de rouge. Surtout dans les bois à aiguilles.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula olivacea (Schaef ex Secr.) Fries
Chapeau (6)-9-16-(20) cm, énorme, épais, charnu, ferme, mais non dur, d'abord subglobu­leux, puis convexe plus ou moins surbaissé, enfin convexe plan, tardivement étalé et même alors en soucoupe ou en cratère, souvent irrégulier, montueux ou lobé, d'abord obtus au milieu, puis largement déprimé, à marge épaisse, longtemps arrondie et même nettement incurvée en dessous, souvent onduleuse, pratiquement unie jusqu'au bout; de couleur extraordinairement variable, et souvent d'aspect bigarré par juxtaposition de teintes très diverses, quoique pouvant aussi être unicolore: typiquement vert (K 202, 203), vert olive clair (K 217), ou foncé (K 198), jaune ver­dâtre plus ou moins clair (K 203 B, C, D, R XXXI, 25" d, Chartreuse yellow ou plus clair, 25" e) avec alors en général des rivulosités plus vertes (K 242), brun olivâtre (R XL, 21 III i, citrine drab à 19 ? ' i, entre le même et buffy brown), gris olivâtre (entre K 172 et 153 C, R XLVI, 21"" a, plus clair que grayish olive); mais également rouge (rarement carminé comme amoena; f. pavo­nina Bres.), plus souvent pourpre sombre (K 3, 8), pourpre noir, (K 4, S, 9) tout au centre, rouge vineux (K 47, R XXVII, 1" dark vinaceous), rouge brunâtre k (R XXVII, 5" i, ocher red), brun pourpré sombre (K 29, 30, 34) et même brun bistre sombre (K 50), ou terne (R XXXIX, 5"' k, dark vinaceous brown), mais aussi de tons encore plus ternes, gris violet plus ou moins clair ou foncé (K 13, 18, 19,20, R XLV, 5"" vinaceous drab), brun violeté (R XLV, 9"" i, deep brownish drab), vineux brunâtre (K 48, R XXXIX, 5"' deep brownish vinaceous, 5"' i, vinaceous brown), gris rosé brunâtre (K 72) et d'autres nuances encore, présentant souvent des cernes discolores aux limites floues et des plages ou macules crème à ocre clair; cuticule séparable en lanières sur le tiers environ du rayon, mince, sèche et mate, généralement finement pruineuse ou ponctuée au début de petites masses plus colorées que le fond, et devenant, quand le champignon est bien typique, gercée-rivuleuse concentriquement, ou tout au moins chagrinée ruguleuse, beaucoup plus rarement à peu près lisse et sans aspect particulier, fréquemment avec des zones d'érosion brunissantes.
Stipe (3)-6-10 x (1,5)-2-4-(5) cm souvent énorme, ferme, presque dur, généralement au début, avant l'étalement du chapeau, rétréci vers le haut, puis à la fin irrégulièrement évasé sous les lames, ailleurs égal, ou atténué vers la base, plus rarement un peu claviforme ou ventru, plein, puis spongieux (surtout par les larves), quelquefois tout blanc, mais en général teinté d'un beau rose carminé ou rose clair (K 28 A à D; R XIII, 5' f à e, vers flesh pink, ou XXVII 3" a, entre light corinthian red et corinthian red), au moins en partie (il arrive très souvent, sur les exemplaires bien typiques, qu'au cours de l'évolution, le rose s'efface vers la base et se réfugie sous les lames, sur la partie évasée, oÀ¹ il forme un large anneau coloré), tendant à jaunir ou à se tacher inférieu­rement de brun; surface d'abord pruineuse, spécialement en haut, puis parfois à la fin assez satinée et à très fines rides innées, pouvant aussi prendre un aspect plissé-rugueux et s'excoriant par la sécheresse en plaques brun jaune séparées par des crevasses, plus rarement perforé en bas; on observe aussi parfois de grossières rugosités dans la partie supérieure, et la pruine rose peut se rompre en une multitude de minuscules plaquettes.
Chair épaisse, ferme ou presque dure au début, à la fin cependant pouvant devenir assez cassante, blanche, rapidement jaunissante ou marbrée de brun jaunâtre sale (de miel pâle au début, sur le frais, à brunâtre localement, surtout dans le stipe), souvent teintée sous la cuticule de rouge ou de vineux (R XXXIX, 1"', livid brown) sur les formes à chapeau plus ou moins purpuracé. Faible odeur de fellea, de pseudointegra sur le frais, rarement un peu de miel dans la vétusté. Saveur douce, de noisette. Très vive et très rapide réaction violet groseille au phénol (K 578 à 580) (il suffit que la chair ait touché le bouchon de liège d'un tube contenant du phénol pour que le réactif devienne d'un beau violet); bleue, assez énergique à la teinture de Gaïac.
Lamelles assez serrées, puis plus espacées (par exemple 6 à 7 par cm à 1 cm du bord), fourchues surtout près du stipe, oÀ¹ elles peuvent être remarquablement anastomosées ou bifides, plus rare­ment ailleurs, adnexées-atténuées sur le stipe (avec une zone pruineuse blanche en bague étroite à l'insertion sur le stipe), obtuses en avant, subsegmentiformes, larges de 7-15 mm, d'un jaune de cire pâle, quelquefois un peu verdâtre, particulier (couleur de cire, dit QUELET), devenant 1en­tement jaune d'ocre assez terne, mais chatoyantes, avec reflets ocre (K 171, R XV-XVI, 18' f à 19' f, light buff à cream co1our vues de flanc: reflets R III, 17 d, f, entre light orange yellow et pale orange yellow), à arête souvent colorée antérieurement comme le chapeau, et généralement aplatie dans cette partie colorée, mais aussi concolore, interveinées, parfois même grossièrement.
Sporée jaune assez vif, IV c ou vers d,
Spores de taille variable (7,7)-8-11,25-(12) x (6,7)-7-8,5-9,25-(10) µm, ne dépassant guère 9,5 x 8 µm sur les races microspores; obovales, échinulées piquetées, à épines généralement attenues ou assez fortes et épaisses, 1,25-1,5 x 0,75-9 µm, parfois accouplées et souvent incomplètement amyloïdes, fréquemment accompagnées de verrues plus basses, arrondies ou un peu coniques, 0,5-1 µm, de long, lesquelles sont les seules qu'on observe sur certaines spores; on peut observer quelques vagues crêtes ou connexifs; appendice hilifère 1,5-2,5 x 1,25-2 µm, obtus, gros, parfois coupé brusquement; tache supra-appendiculaire grande, épaisse, bombée, arrondie ou rectan­gulaire, assez amyloïde, généralement verruculeuse. Basides 38-60 x 10-13-(15) µm. Cystides 72-100 x 8,5-13-(16) µm, en alène, ou fusiformes, généralement atténuées en une longue pointe grêle (qui peut atteindre 15 µm, parfois capitées, à réaction sulfovanillique très faible, mais en partie noircissantes dans le SBA.
Cuticule assez serrée d'hyphes subparallèles, surmontée d'un épicutis très épais, flou, aérifère, d'hyphes emmêlées très cloisonnées, très longues, un peu rétrécies au bout, mais obtuses le plus souvent, à articles relativement courts, quelquefois terminées par un goulot étroit, les uns assez grêles (3-5 µm), les autres, à parois rigides, très légèrement épaissies, plus épais (par exemple vers 7 µm), avec même certains articles franchement ampullacées, jusqu'à 10 µm et même exceptionnelle­ment 15-17 µm; pas d'hyphes primordiales incrustées ni d'articles réagissant en SBA.
Revêtement du stipe sans dermatocystides ni laticifères corticaux.
Habitat: Dans les grandes hêtraies, souvent avec Romellii, en général sur sol acide, et également en montagnes, sous Picea excelsa, en particulier sur sol tourbeux ou tout au moins marécageux, dans la mousse. Elle est signalée dans presque toute l'Europe.
 
Taxon name: