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 Add this item to the list  Russula virescens Schaef. ex Zant.
   
Literature:
 
Page number:246 
Remarks (public):Il est bien exact, comme R. Maire l'a indiqué, et tous les auteurs répété après lui, que R. virescens peut présenter des spores crème pâle, puisque nous avons nous-même observé quelques sujets dont la sporée atteignait notre échelon II a (comme lepida) , mais il nous a paru que c'était l'exception, la grande majorité de nos récoltes la présentant tout au plus vers 1 b, parfois même encore moins.
Cette petite variation n'a d'ailleurs rien d'extraordinaire, surtout si on la compare à celle des autres caractères sporaux : R. virescens est sans doute l'espèce ou la spore présente, dans tous ses caractères, taille, forme, dessin et hauteur de l'ornementation, le polymorphisme le plus remarquable. Certains sujets sont nettement microspores, d'autres macrospores, d'autres enfin avec mélange des types ; les uns ont une spore arrondie, les autres plus ou moins allongée, parfois extraordinairement, jusqu'à une silhouette fortement phaséoliforme ; plusieurs nous ont montré des ornements gros, assez saillants, d'autres de fines verrues criblant la surface de l'épispore : nous avons même vu ces deux types coexister sur quelques carpophores. Tantôt, on observe une belle et ample réticulation, tantôt des ornements isolés ou confusément caténulés-zébrants ou réticulés-connexés. Il n'est guère possible de distinguer des types nettement tranchés, et comme d'autre part nous n'avons pas pu découvrir de différences appréciables dans les autres caractères macro et microscopiques, nous en concluons qu'il s'agit d'un cas particulièrement remarquable de polymorphisme intraspécifique. C'est pourquoi nous ne pensons pas que les sujets déterminés par M. BON comme crustosa Peck correspondent à cette dernière et soient spécifiquement différents de virescens.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula virescens Schaef. ex Zant.
Chapeau 5-9,5-(15) cm, ferme et même dur, d'abord globuleux, puis convexe et finalemc: étalé ou cratériforme, souvent comme montueux et irrégulier, en général pas très nettement déprimé, à marge au début assez aiguë, puis plus ou moins obtuse et souvent lobée-flexueuse, unie, puis pouvant être à la fin courtement cannelée; variant de presque blanc (crème, paille clair K 153 B) à vert (sans colorations violettes ni ardoisées) : verdâtre pâle (R XL, 21"' d, b, olive buff à deep, olive buff), crème olivâtre sale, gris olive (K 293), parfois assez foncé (R XLVI, 21"" ou 21"" i grayish olive à deep olive grayish; XLVII, 251"", Vetiver green), vert olive à vert amande (R XLI, 29"', asphodel green, 25"', grape green, 25"' i, deep grape green, 25"' k, Lincoln green), souvent teinté de brun olive (R XL, 21"' i, k, citrine drab à deep olive; K 265, 290) ou même (surtout au centre) de noirâtre olivacé (R XLI, 29"' k, leaf green, XLVII, 25"" i, Andover green, K 289), plus rarement en majeure partie d'un magnifique bleu vert noir très sombre (R XXXIII, 37" m, dusky green avec le bord plus clair, K 330, XXXII, 33" k, deep dull yellow green, K 332, Oberthur 238', vert jaspe); également jaune vert par places: cuticule séparable sur la moitié du rayon ou plus, montrant typiquement au bord des plaques écailleuses-furfuracées lui donnant un aspect remarquablement craquelé-farineux, mais pouvant, surtout sur les formes pâles, ne présenter que quelque furfurations ou craquelures insignifiantes et visibles surtout à la loupe.
Stipe 2-9 x 1,5-4,3-[5,5] cm, cylindrique ou irrégulier, (souvent ventru, difforme, atténué en bas, etc.), plein, ferme, puis spongieux par les larves, blanc, parfois taché de brun ou de chamois roussâtre ou rosâtre, ou éclatant en excoriations écailleuses brunes, surtout dans la partie inférieure, ou légèrement sordescent; surface pruineuse-farineuse en haut, ailleurs plus ou moins ridulée.
Chair épaisse, ferme, ou à la fin devenant caséeuse, blanche, se teintant parfois un peu de chamois, de chamois roussâtre ou de rosâtre sale par places; odeur agréable, un peu fruitée à la coupe, mais faible, et tournant par la suite à celle de chiffon mouillé, de sueur, de fromage, mais toujours très légère, et souvent même peu frappante. Saveur douce, agréable, un peu de noisette. Réaction rosâtre à brun rosâtre, au FeSO4; tantôt rapide, mais restant un moment bleu clair à la teinture de Gaïac, tantôt franchement lente et faible. La moelle du stipe jaunit parfois un peu à KOH.
Lamelles assez serrées, plus ou moins minces ou épaisses, charnues-cassantes, fourchues ou connées-anastomosées surtout près du stipe, avec aussi quelques lamellules libres, un peu aiguës au début, puis subobtuses, assez larges (5-11 mm), atténuées-libres en arrière, d'un blanc crème oÀ¹ chatoie un subtil reflet carné ou rosé, souvent tachées de brun ou de roussâtre, brunissant sur l'arête, fortement interveinées.
Sporée blanchâtre, entre I a ou b, rarement jusqu'à II a.
Spores (5,7)-6,2-8,5-(9,2-10) x (4,7)-5,2-6,5-(6,7-7) µm, de taille variable suivant les récoltes, dont certaines présentent des macrospores tranchant sur les autres, arrondies ou curieuse­ment allongées en forme de rein (mais les spores de cette forme remarquable peuvent manquer complètement), d'ornementation extrêmement variable, une des plus variables parmi les Russules: verruqueuses, tantôt presque purement piquetées, tantôt subréticulées-connexées, ou même fran­chement réticulées-connexées ; verrues assez espacées, en général obtuses, de taille variable, grosses, rarement fines, à base élargie (jusqu'à 1,25 µm), parfois alignées, exceptionnellement non amyloïdes ; connexifs lisses ou rugueux; appendice hilifère obtus, de 1,2-1,75 x 0,75-1,2 µm; plage supra­appendiculaire assez bien délimitée. Basides 37-50 x 6-9 µm, tétrasporiques. Cystides 60-80 x 5,7-8,5 µm, subcylindriques, parfois fusiformes, sveltes, obtuses ou atténuées en un col ou présentant une petite tête au sommet (on peut aussi observer plusieurs appendices stérigmatoïdes), en partie noircissantes dans les réactifs sulfoaldéhydiques, pas très nombreuses, naissant à des niveaux assez différents du sous-hyménium au voisinage du médiostrate.
Cuticule constituée par une couche superficielle de cellules plus ou moins arrondies ou ellip­tiques (mesurant par exemple 23-46 x 18-34 µm), souvent superposées, émettant çà et là un poil atténué vers le haut, mais obtus, parfois renflé-ampullacé vers la base et alors lagéniforme; au-dessous, existe une strate filamenteuse non gélifiée, lâche, épaisse de 85 à 100 µm. Pas de dermato­cystides ni d'hyphes primordiales; si l'on peut observer quelques laticifères, ceux-ci ont un contenu huileux homogène comme chez les autres Agarics, et ne montrent aucun corps réagissant au SBA. On observe un pigment vacuolaire jaune verdâtre, et en plus ou moins grand nombre selon les récoltes, des grains d'un pigment d'un beau bleu noir sablant la cuticule, souvent groupés initiale­ment autour des vacuoles. Chair à îlots de sphérocystes assez dispersés, contenant beaucoup d'hyphes connexives. Les sphérocystes des lames mesurent environ 30-35 µm ou plus; sous-hyménium épais, à cellules sinuolées, irrégulières, amiboïdes.
Revêtement du stipe montrant des poils dressés, tantôt obtus (ou un peu étranglés-capitulés, en haut), tantôt atténués en goulot ou en alène, et alors rappelant un peu en plus petit ceux d' amoena dans la partie supérieure du pied aucun article ne montre de corps noircissants en SBA ; mais on en observe d'assez fréquents vers sa base, soit dans les hyphes parallèles profondes du cortex du stipe, soit superficiellement, mais ces laticifères et dermatocystides sont très atypiques, et tou­jours extrêmement étroits, ne se distinguant pas autrement des autres articles.
Habitat: Plus ou moins commune selon les régions, dans les bois feuillus (chênes, hêtres, etc.), surtout sur sol siliceux, parfois aux endroits brûlés, dès la fin du printemps. C'est le meilleur comestible du genre. Il est connu de toute l'Europe. - Type : n° 53-137.
 
Taxon name: