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 Add this item to the list   Russula galochroa Fr.
   
Literature:
 
Page number:310 
Remarks (internal):Dans la " Flore analytique " de Kühner et nous-même, nous avons donné à cette Russule nom de galochroa, car elle s'adapte suffisamment à la diagnose de Fries; pourtant nous n'avons jamais vu le chapeau parsemé de flocons blancs, mais Fries précise que le fait ne se produit que rarement. Nous avons aussi longtemps considéré que Lange l'avait représentée sous le même nom, car son icone nous rappelait exactement nos propres récoltes. Mais M. Møller nous a fait savoir que le champignon danois avait une sporée très claire, et devait appartenir au groupe vesca. Selon cet auteur, nous aurions eu affaire en réalité à la basifurcata Lange, à sporée crème. Pourtant, figure de cette dernière nous semble très divergente par le port plus massif des sujets, la coloration grisâtre du stipe comme du chapeau.
Il est vrai que la description de cette basifurcata selon J. Schaeffer paraît beaucoup plus, satisfaisante: M. de Marbaix a même noté sur les sujets belges les taches rouillées des lames. Mais malheureusement, la figure ne nous satisfait pas plus que celle de Lange. Comme notre collègue belge nous l'a fait remarquer in litt., on aimerait citer la description de la basifurcata d'apres Schaeffer, et la figure de la galochroa selon Lange. La vérité est peut-être que ces auteurs ont confondu deux espèces différentes sous le même nom, ce qui serait particulièrement excusable dans un groupe aussi complexe à tous points de vue que les Griseinae; nous en avons fait nous-méme la triste expérience !
Quoi qu'il en soit, ces faits nous laissent perplexe, et comme dans la " Flore analytique ", nous avons interprété tout autrement basifurcata, nous préférons conserver le binôme R. galochroa pour l'espèce ci-dessus décrite.
Il y a de grands dangers de confusion entre galochroa et les formes décolorées de la basifurcata de la " Flore analytique " (notre actuelle subterfurcata). Seul l'examen attentif de la spore peut permettre quelquefois de trancher en toute certitude.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula galochroa Fr.
Chapeau 3,5-6,5 cm, d'abord pulviné, très surbaissé, arrondi au bord et plus ou moins ombiliqué au centre, puis étalé et en général nettement déprimé au centre, parfois même cratériforme à la fin, à marge obtuse, abrupte au début, mais pouvant laisser voir sur certaines récoltes la portion antérieure des lames, régulière ou largement lobée-onduleuse, lisse, puis parfois assez nettement, quoique courtement cannelée à la fin (par ex. sur 5 mm); d'une couleur très pâle, blanc de lait ou ivoire (K 153 B), parfois un peu teinté de paille ou de gris perle extrêmement pâle (R XL VI, 21 "" d à f, smoke gray à pale drab gray) ou même parfois (subtilement) de violacé, mais le plus souvent tournant au milieu à l'ochracé brunâtre pâle ou nuancé d'olivâtre, teinte qui peut gagner une partie plus importante de la surface, surtout en séchant; cuticule adnée, séparable environ sur 1/3 du rayon, mince, luisante (comme laquée, surtout au bord), finement chagrinée ou ruguleuse-réticulée notamment dans la zone moyenne.
Stipe 2,4-5 x 0,9-1,6 cm, ferme, charnu, égal ou un peu dilaté en haut et atténué (rarement un peu épaissi) en bas, plein, puis moelleux ou finissant par se creuser de cavernes irrégulières, blanc pur, avec quelques taches ou teintes brunâtres à la base, à surface lisse, satinée, finement ridée.
Chair épaisse, blanche, tendant un peu à jaunir ou à brunir. Odeur négligeable. Saveur douce, parfois un peu âcre au début dans les lames. Réaction moyenne, brun rose, au Sulfate de fer, et assez vive à la teinture de Gaïac.
Lamelles minces, serrées dans la jeunesse, puis assez à moyennement serrées, à lamellules rares ou nulles, souvent fourchues, surtout contre le stipe ou en son voisinage, mais aussi parfois jusqu'à la mi-longueur, mais pas toujours de façon particulièrement frappante, au début atténuées. décurrentes et plus ou moins falciformes, quoique obtuses, puis pouvant devenir ventrues et arrondies au stipe, généralement plutôt étroites, 3,5-5 mm, parfois cependant jusqu'à 9 mm sur les gros sujets étalés, ivoire clair, puis crème ocre clair, à arête entière et concolore, finement interveinées et parfois un peu cabossées sur les flancs dans le fond du sinus interlamellaire.
Sporée crème ochracé (IIc-d).
Spores 6,2-7,2-8,5 x 5-6-6,5 µm, obovales, pustuleuses, à verrues assez grosses, atteignant 0,9 µm. hémisphériques à coniques, les plus petites souvent alignées, dispersées, parfois incomplète­ment amyloïdes, avec de rares connexifs, donc d'aspect piqueté à très partiellement zébré, ne réticulé; appendice hilifère conique ou tronqué, 1,1-1,25 x 1 µm; tache supra-appendiculaire rec­tangulaire, 2,5 x 1 µm, nettement amyloïde. Basides 40-52 x 8,5-10,5 µm. Cystides 60-87 x 7,5-11,5 µm, fusiformes, diversement appendiculées, à contenu noir en SV. Cuticule d'hyphes lâchement parallèles, émettant un épicutis de poils très articulés, volumi­neux, variant en largeur de 3,5 à 9 µm, à articles souvent courts et même presque elliptiques, à terminaison obtuse, ou quelquefois aussi atténués au bout, rarement accompagnés d'articles énorme, polymorphes (mesurant par exemple 28-42 x 10-12 µm; dermatocystides obtuses ou capitulées ou appendiculées, souvent courtes, larges de 4-8,5 µm. Nous n'avons pas noté de grains pigmentaire­bien évidents.
Habitat: Dans les bois feuillus, chênes, bouleaux, etc. Les récoltes types ont été faites à Chantilly (Oise), non loin de la pinède du Mont-Pô, dans l'herbe d'une lisière, en terrain lourd, probablement un peu calcaire (Helianthemum vulgare, Russula exalbicans à proximité), les 14 août 1950, 17 septembre 1950, et 28 août 1951.
 
Taxon name: