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 Add this item to the list   Russula medullata Romagn., nov. nom.
   
Literature:
 
Page number:307 
Remarks (internal):La spore de cette espèce est caractéristique par son aspect piqueté, pustuleux, et ne nous a montré que de faibles variations dans l'ornementation; la forme est un peu plus variable. Elle se distingue d'anatina par la cuticule non veloutée ni craquelée-furfuracée, à poils et à dermatocystides plus grêles, les premiers souvent remarquables par leurs ramifications complexes et leurs nombreuses cloisons. C'est en outre la Griseinae dont la sporée est la plus foncée, puisque, chose exceptionnelle dans ce groupe, sa couleur pénètre jusqu'au cÂœur des ocres. Pourtant le pigment en grains olive noirâtre est typique de la section, et l'écarte des Integrinae.
Nous l'avons décrite dans le Bulletin de la Société des Naturalistes d'Oyonnax sous le nom de subcompacta Britz. parce que nous avons cru la reconnaître dans la diagnose publiée par Singer. Ce n'est pas impossible, d'ailleurs, mais l'examen de l'exsiccatum ainsi déterminé par cet auteur, et recueilli lors de son premier séjour en France, à Chigny, près de Paris, nous a prouvé que celui-ci n'était pas une Griseinae, à cause d'une énorme spore à longues verrues isolées, qui rappelait plutôt xerampe1ina. Peut-être l'identification de Singer n'était-elle pas exacte, nous ne pouvons en juger, n'ayant pas contrôlé les récoltes antérieures de notre collègue.
Mais la diagnose de Britzelmayr laisse apparaître de fortes divergences avec notre espèce; cet auteur rapproche en effet son espèce de chamaeleontina, et comme les remarques de Schaeffer sur la figure originale, le suggèrent, le terme de subcompacta ne saurait être pris pied de la lettre, et évoque seulement, selon toute vraisemblance, une consistance un peu moins molle que celle de chamaeleontina. Nous croyons donc que l'interprétation la plus vraisemblable est celle de Crawshay, qui la tenait d'ailleurs de Bataille.
Nous avons d'autre part la conviction que notre Russule est aussi la Ferreri au sens de Blum; mais nous avons dit pourquoi cette interprétation nous paraissait peu vraisemblable. Il ne nous restait donc plus qu'à proposer pour elle le nom nouveau de medullata, car nous avons, sur deux récoltes moins (La Praille, Luzarches) constaté la présence d'une moelle curieuse à l'intérieur du stipe; nous ne saurions garantir cependant que cette particularité soit très constante.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula medullata Romagn., nov. nom.
Chapeau 4,5-7,5-(12) cm, charnu-rigide, convexe, puis pulviné, enfin étalé, avec le milieu d'abord ombiliqué, puis en général faiblement, mais amplement déprimé, plus rarement à dépres­sion assez profonde, à marge épaisse, assez nettement enroulée, puis arrondie, devenant parfois un peu irrégulière, unie ou courtement cannelée, vert amande (K 238), gris olivâtre (R XL VI:1"" grayish olive, ou b, light grayish olive), glauque (K 242), gris glauque (K 273 plus clair), gris perle (K 173), donc ressemblant à anatina, souvent avec le milieu discolore, rarement plus clair, mais généralement brun ou bistre (R XLVI, 17 "" k, chaetura drab) ou teinté d'une zone brun clair ou noisette (XLVI, 17"", drab), pouvant aussi présenter par places des reflets lilacins ou violacé clair, ou, surtout au centre, des tons rappelant un peu vesca, quelquefois enfin tout décoloré en ivoire pâle et sale avec seulement quelques nuances violacées au bord et brunâtres au centre; cuticule séparable sur 1/2 environ, mince, lisse, brillante et même visqueuse par l'humi­dité, plus rarement un peu mate sur le pourtour, finement ridée.
Stipe 2,5-9,5 x 1-3,2 cm, subégal ou rétréci en bas et tendant à s'évaser vers le haut à la fin, d'abord dur et plein, puis moelleux (sur deux ou trois récoltes, nous avons noté une moelle légère, ressemblant à celle du jonc, puis se creusant par affaissement), blanc, puis sali de brun, je brun jaune, de jaune rouillé (sous forme de taches ou dans les perforations), rarement devenant tout cendré grisâtre; surface pruineuse, puis satinée-brillante, plus ou moins ridulée.
Chair épaisse, ferme, puis cassante, jaunissant dans la vétusté dans le cortex du stipe, tandis que la moelle reste très longtemps blanche. Odeur faible; saveur douce, notée une fois piquante dans les lames. Réaction d'intensité moyenne, rose orangé au FeSO4 (plus forte que chez anatina), faible à moyenne à la teinture de Gaïac.
Lamelles d'abord serrées, puis s'espaçant notablement, assez fortement fourchues près du stipe, au moins par places, avec quelques lamellules, atténuées-uncinées, subdécurrentes, puis arrondies, libres, très obtuses en avant, généralement larges (4-12 mm), d'abord crème à jaune ivoirin vues de flanc (K 153 B/C: R XXX, 19" f, cartridge buff, 21" e, entre ivory yellow et colo­nial buff, tendant un peu vers 20" e, cream buff), avec des reflets assez vifs pour faire penser à une espèce xanthosporée en voie de maturation (R XV, 17' e, entre light et warm buff, ou 18' d dans la direction de 19' d, Naples yellow), à arête entière et concolore, plus ou moins interveinées,
Sporée ocre clair à moyen, III a, b-c (d'exalbicans à xerampelina type).
Spores (5,7)-6,5-8,5 x (5)-5,7-6,5 µm, tantôt arrondies, tantôt plus allongées, verruqueuses, régulièrement piquetées de verrues assez à peu serrées, arrondies ou souvent rectangulaires, petites à assez grosses, de 0,2-0,7 µm de haut, presque tout amyloïdes mais parfois peu, isolées, parfois alignées, mais rarement connexées; appendice hilifère conique obtus, 1-1,25 µm de long; tache supra-appendiculaire partielle, assez à nettement amyloïde. Basides 33-48 x 7,2-9,7 µm. Cystides 75-105 x (6,5)-7-13 µm, cylindriques ou fusiformes-ventrues, atténuées fréquemment en col (parfois en tétine), ou à deux renflements superposés, parfois peu abondantes, noircissant en partie aux réactifs sulfoaldéhydiques.
Cuticule d'hyphes grêles (2,7-3 µm en moyenne), émettant un épicutis de poils obtus, cylin­driques ou plus ou moins atténués de bas en haut, la majorité très cloisonnés et souvent remar­quablement ramifiés en bouquets, généralement grêles (3 récoltes) quelquefois un peu plus épais (3 récoltes), notamment au niveau de certains articles en tonnelet, larges au total de 2,5-5 et jusqu'à 6 µm, accompagnés de dermatocystides (très rares sur une récolte) cylindriques, claviformes, obtuses ou capitulées, avec corpuscules noirs ou gris en SA, peu volumineuses (3)-5-7 µm de largeur. Pigment en grains noir olivacé. Médiostrate à sphérocystes moyens, par ex. 25-38 µm; sous-hyménium assez serré, mais à articles assez amples.
Habitat: Dans les forêts humides et glaiseuses ou en lisière des prés, sous feuillus (nous avons noté en première ligne des bouleaux; aussi noisetiers, trembles, frênes, châtaigniers, chênes, hêtres). Pas rare.
 
Taxon name: