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 Add this item to the list  Russula cavipes Britz., ss. Heim
   
Literature:
 
Page number:444 
Remarks (public):Nous adoptons la détermination de R. HEIM et de Melzer pour cette espèce que Singer et J. Schaeffer nomment fallax, R. Maire et JOACHIM violacea. Mais la description originale de la première est si vague qu'il est impossible de savoir à quoi au juste elle peut correspondre, et, à la suite de Cooke, les Mycologues anglais déterminent sous ce nom une petite espèce qui peut être soit une forme violette et verte de fragilis, soit une espèce de l'affinité de Clariana. C'est pourquoi il nous semble nécessaire de renoncer à ce nom trop douteux. Quant à la R. violacea de Quélet, nous l'interprétons différemment (voir p. 499).
Ce champignon, très facile à distinguer de sardonia par sa couleur, son stipe toujours blanc, sa chair plus fragile et sa forte odeur, relie les Sanguininae à la stirpe violacea, oú l'on pourrait songer à le classer. Il nous a semblé plus pratique de mettre côte à côte deux espèces ayant en commun une réaction chimique aussi remarquable que le rosissement à l'ammoniaque, une chair tendant à jaunir et un habitat sous conifères; ses basides, ses cystides et ses spores, très volumineuses, s'accordent mieux, d'ailleurs, avec le groupe Queletii qu'avec le groupe violacea.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula cavipes Britz., ss. Heim
Chapeau 2,7-6-(9) cm, d'abord hémisphérique ou «subconique» ou fortement convexe, puis convexe-plan, souvent irrégulier et s'étalant, fréquemment déprimé plus ou moins à la fin « rarement umboné » au milieu, mais souvent bossu, à marge assez brusquement amincie, puis plus obtuse, souvent festonnée-lobée, régulièrement crénelée, et assez profondément, quoique inégalement striée-cannelée, de fond paille brunâtre ou brunâtre olivacé clair, compliqué de vineux, de violacé, de brun gris purpuracé, et d'aspect très bigarré par des taches versicolores pâle jaunâtre ou plus foncées, parfois brusquement décoloré en verdâtre sur une étroite bande marginale dans la jeunesse, souvent décolorant et prenant des nuances pâles ou sales à la fin, alors d'un brun olivâtre pâle bigarré ou brouillé de gris verdâtre, de vineux, de violet ou même entièrement pâle au total très panaché dans les formes typiques, mais les formes des régions montagneuses, surtout par temps sec, sont souvent entièrement violettes; cuticule séparable sur plus de la moitié du rayon ou presque en entier, humide-visqueuse, luisante par le sec, rarement assez mate par temps sec, plus ou moins chagrinée ou scabriuscule.
Stipe 3,5-7 x 0,7-2,5 cm, souvent un peu excentrique « à cortex rigide et cassant », mais plutôt ferme au début, tantôt évasé, tantôt brusquement rétréci sous les lames, généralement atténué fusiforme et parfois coudé vers la base ou « aplati », donc assez polymorphe, commençant très tôt à devenir vers la base et à la fin farci-lacuneux, blanc, tendant visiblement à jaunir à partir de la base ( « parfois intensément jaune citrin à jaune orange ou jaune de chrome »), ne grisonnant jamais; surface glabre, ruguleuse.
Chair au début ferme et rigide, puis cassante, blanche, même sous la cuticule, tendant manifestement à jaunir; odeur suave et forte, rappelant le laudanum ou R. fellea " saveur plus ou moins âcre. L'ammoniaque rosit immédiatement la chair. La teinture de Gaïac est pratiquement sans action.
Lamelles subserrées sur les jeunes, mais devenant en général manifestement espacées (coefficient de serrage n/?R=20 et 80-105 lames au bord selon nous; selon R. HEIM, 72-84 grand lames sur les gros exemplaires), à très rares furcations ou anastomoses (surtout observables contre le stipe), au début falciformes et assez aiguës en avant, puis subsegmentiformes et plus obtuses, ­larges en moyenne de 4-6 mm, blanches, puis blanc ivoire, tendant parfois un peu à jaunir, e particulier sur l'arête », qui est mince, entière et concolore « se couchant ou se courbant fre­quemment », le plus souvent fortement interveinées « par de hautes anastomoses atteignant presque le niveau de l'arête principale, dans le fond par quelques veines subtiles unissant les base, lamellaires souvent ondulées »,
Sporée blanc crème (B selon R. Heim: environ II a ou b selon nous),
Spores 8,5-10,5 x 7,2-8,3 µm, obovales, seulement verruqueuses-subéchinulées dans la race de Bellême, échinulées plus longuement et même spinuleuses dans la race montagnarde, avec connexifs et courtes crêtes beaucoup plus abondants dans la race de Bellême que dans la mon­tagnarde oÀ¹ l'on n'observe guère çà et là que de fins connexifs, qui peuvent pourtant parfois former des mailles presque fermées, à verrues coniques atteignant 0,87 µm dans la race de Bellême, souvent aiguës, plus ou moins nombreuses et incomplètement amyloïdes; plus coniques et souvent même crochues, atteignant 1,12 µm dans la race de la montagne, assez nombreuses, implantées irrégulièrement, très incomplètement amyloïdes; appendice hilifère 1,25-1,5 x 1-1,25 µm; tache supra-appendiculaire plus ou moins arrondie ou irrégulière, par exemple 3,5-3,75 x 2,25-3 µm nettement ou assez nettement amyloïde.
Basides 55-63 x 11 µm environ. Cystides fusiformes, énormes, 70-150 x (7,5)-10-16,5 µm, pointues ou même cuspidées à l'extré­mité, très nombreuses, réagissant énergiquement en SV.
Épicutis à poils très grêles vite collapsés, obtus ou un peu capités au sommet à dermatocystides volumineuses, subcylindriques ou un peu rétrécies en haut (généralement obtuses) (larges de 7,5-10 µm), mais parfois appendiculées, la plupart sans cloisons. Médiostrate riche en laticifères.
Habitat: Dans les endroits humides, ou même marécageux, les tourbières, ou parmi les hyphes et divèrses mousses, sous Picea excelsa, sur sol calcaire. Alpes, Jura (mais elle manque jans les hauts-marais), etc. En plaine, elle n'est connue en France qu'en forêt de Bellême (Orne), près de l'Étang de la Herse. Existe aussi en Allemagne, en Tchécoslovaquie, etc.
 
Taxon name: