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 Add this item to the list  Russula torulosa (Bres.)
   
Literature:
 
Page number:449 
Remarks (public):Cette Russule est fort distincte de Queletii par sa spore densément et assez bassement cristulée-réticulée, sa saveur moins piquante, sa consistance beaucoup plus dure, son odeur de pomme (et non de violacea) et son habitat. Elle ressemblerait davantage extérieurement à sardonia, mais elle manque totalement de colorations citrines sur les lames et la chair, et ne rosit pas du tout par l'ammoniaque. Elle est restée très longtemps méconnue, et confondue avec Queletii, et c'est J. Blum qui a le premier attiré l'attention sur elle; cet auteur pense que la Queletii var. torulosa au sens de Singer est simplement une forme foncée, robuste, plus dure, de Queletii, ayant la même spore que le type.
Singer semble avoir décrit notre torulosa sous le nom de R. arenaria: les quelques divergences [Page450] qu'on relève dans la diagnose peuvent provenir de ce que ses échantillons se développaient dans un milieu spécial, certainement peu nutritif, sous Pinus Pinaster, dans les sables littoraux. On lira plus loin la description originale de cette arenaria, dont nous figurons les spores d'après un échantillon sec provenant de la localité type.
Si Singer n'a pas songé à rapporter son champignon à R. torulosa, c'est qu'il conçoit autrement cette dernière: il estime qu'on devrait réserver ce nom à une forme proche de Queletii par sa spore piquetée échinulée, non cristulée subréticulée, ce qui s'applique fort bien à notre rubrofusca dont nous venons de parler ci-dessus.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula torulosa (Bres.)
Chapeau 3-7,5 cm, ferme et même dur, d'abord convexe et même un peu bossu ou mamelonné, puis aplani et quelquefois vaguement déprimé au centre ou en soucoupe large et basse, à marge au début assez aiguë et abrupte, même un peu infléchie en dessous, puis plus ou moins obtuse, unie ou à peine distinctement (sur 1 mm au plus) cannelée sur les exemplaires étalés, pourpre violet, pourpre rougeâtre (K 580, 578, 585), parfois rouge sombre et vif (K 2 ou 3) à centre rouge noir, parfois plus pâle, avec quelques nuances olivâtres au centre; cuticule très adnée, séparable au plus sur le tiers marginal (sujets humides), vaguement rugueuse, finement chagrinée, longtemps humide-grasse et brillante.
Stipe en général relativement court et trapu, 2-6 x 0,7-1,5 cm, dur ou au moins ferme, subégal, faiblement évasé sous les lames, souvent coudé, ou un peu épaissi, plus rarement atténué à la base, plein, puis spongieux-farci dans la vieillesse, d'un beau violet pourpré plus ou moins clair comme chez sardonia, K 567 ou plus pâle, également gris lilacin clair, K 553 A plus gris, ou S 19, avec base généralement blanchâtre (quelquefois le stipe pâlit presque entièrement, avec seulement un cerne rose étroit sous les lames) jaunissant plus ou moins (taches jaunes, safranées quand il est humide); surface fortement pruineuse, ce qui adoucit le relief des rides, qui ne apparaissent nettement que dans la vieillesse.
Chair épaisse, dure, très colorée sous la cuticule, même au bord, blanche, se teintant de brun dans les profondeurs par humidification; odeur nette de pomme fraîche,. saveur faiblement âcre (se faisant sentir surtout dans la gorge), plus piquante dans les lames, mais non de facon durable. Pas de réaction à l'ammoniaque. Réaction lente au Gaïac, restant ensuite un certain temps bleu clair.
Lamelles très serrées à assez serrées, accompagnées d'assez nombreuses lamellules, à furcations plus ou moins abondantes, falciformes, subaiguës à subobtuses, non ou peu ventrues, étroites (4-10 mm), un peu arquées uncinées ou subdécurrentes après un faible indice de sinus, blanchâtres, puis blanc crème pâle (non citrines), à arête entière et concolore, très finemert peu abondamment interveinées.
Sporée ocre pâle (III a) sur le frais.
Spores 6,7-8,5 x 5,7-7 µm, obovales, verruqueuses-pustuleuses, partiellement réticulées-cristulées à connexées, à verrues hémisphériques, atteignant 0,62 µm de haut, assez nombreuses, nettement amyloïdes; appendice hilifère 1,12-1,25 x 1 µm; tache supra-appendiculaire irrégulière, par exemple 3 x 2,5 µm, verruculeuse au bord, assez nettement amyloïde.
Basides 40-45 x 8-10 µm, à 4 spores.
Cystides fusiformes ventrues, 65-150 x 7,5-12 µm, longuement appendiculées (appendice variable, souvent légèrement capitulé), gris noirâtre à brun doré en SV, abondantes aussi sur l'arête des lames.
Cuticule très serrée d'hyphes grêles, gélifiées, peu distinctes, avec quelques rares et étre, laticifères peu frappants (pas de laticifères hypodermiques), à pigment vacuolaire flou dans les profondeurs (nous l'avons vu une fois solidifié en masses amorphes, sans doute sous l'effet de la gelée); épicutis d'hyphes grêles dressées, obtuses, larges de 1,7-3,5 µm, à article terminal court avec dermatocystides cylindracées, obtuses ou rarement à amorce de col ou de tête au sommet, volumineuses, larges de 4-8,5 µm, parfois toruleuses si elles sont grêles, généralement sans cloisons. Sous-hyménium à cellules plus ou moins arrondies, assez réfringentes; médiostrate à sphérocystes atteignant environ 38 µm de diamètre, souvent nettement disposés en îlots.
Habitat: En général sous Pinus (silvestris) plus rarement sous Picea (d'après J. Blum), sur sol siliceux. Pas très rare dans les forêts de la plaine, oÀ¹ elle remplace Queletii.
 
Taxon name: