Search on : Taxa descriptions

 


 
 Add this item to the list  Russula olivaceoviolascens Gillet
   
Literature:
 
Page number:505 
Remarks (public):Nous connaissons très mal cette espèce, qui est peut-être à transférer dans les Atropurpurinae tant la sporée est claire. Elle rappelle beaucoup sur le terrain R. fragilis, mais s'en distingue par l'odeur et la réaction positive à la teinture de Gaïac. Une identité avec atrorubens n'est pas du tout exclue.
Nous avons examiné une sporée d'un exemplaire recueilli par J. Schaeffer, et déterminé comme " fragilis, forme à sporée crème ", ce qui a été confirmé par Singer; les spores concordent pour l'ornementation avec notre propre récolte, mais sont particulièrement petites, 6,5-7,5 x 4,5-5,7 µm, très oblongues, précisément comme celles d'atrorubens. Il y a quelque probabilité aussi que la R. fragilis au sens de Melzer (Atlas Holubinek) soit identique, au moins pro parte puisque les spores ne sont pas notées comme blanc pur, et sont plus petites que celles de la fallax de cet auteur (qui est notre fragilis); toutefois, dans ce dernier cas, il n'est pas impossible que cette fragilis sensu Melzer englobe Pelargonia et affines; l'hypothèse qu'il s'agirait d'un " complexe " est confirmée par le fait que Melzer distingue plusieurs variétés ou formes, nigrodisca Peck, Raoultii, emeticella, et une nouvelle variété salicina.
Notre excellent ami M. Huysman nous avait communiqué des aquarelles et des notes sur le Russule, qu'il devait publier sous le nom de R. laccata Huysman, et qu'il récolte toujours au voisinage de Myrica Gale, dans les endroits marécageux. Elle est sans aucun doute très voisine de R. olivaceoviolascens par les caractères des spores quoique celles-ci soient un peu plus grosses. Si l'on réfléchit que la plupart des espèces d'Atropurpurinae et de Violaceinae montrent des formes tantôt rouge pourpre, tantôt violettes et vertes, on comprendra pourquoi nous sommes tenté de considérer laccata comme une forme d'olivaceoviolascens, occupant la même position par rapport à celle-ci que Knauthii par rapport à fragilis, ou que la forme pourpre ci-dessus décrite par rapport à violacea. Voici, d'après les notes et croquis que M. Huysman nous avait communiqués à l'époque, une description séparée de cette forme. (Fig. 497-498).
Chapeau humide brillant, d'aspect remarquablement laqué, pruineux-granuleux quand il sèche, à marge nettement cannelée, rouge carmin ou violacé terne (d'après l'aquarelle, à peu près K 3 + 12 ou S 64, ou encore K 18 à 22 avec du 594 au centre), cuticule très séparable. Chair très fragile dans le pied, qui est presque floconneux-spongieux, jaunissante, parfois même (sur les èxemplaires sphagnicoles) rougissant, rosée sous la cuticule; odeur de pomme ou de Queletii-cavipes; saveur âcre; réaction nulle à l'ammoniaque, assez faible à la teinture de Gaïac, bleu violet à la SV. Lamelles relativement espacées (60-80), remarquablement obtuses en avant, blanches, puis crème. Sporée B (C) de Crawshay. Spores 7-7,7 (8,7 selon nous) x 5,5-6,25 µm, obovales-elliptiques, souvent assez nettement oblongues, verruqueuses, fortement réticulées-cristulées, avec aussi des connexifs, à verrues hémisphériques ou courtement coniques, atteignant 0,5 µm de haut, assez nombreuses, réunies en un réseau à plusieurs mailles complètes, de petites à amples, le tout nettement amyloïde; appendice hilifère 1,5-1,62 x 1,12-1,25 µm; tache supra-appendiculaire ample, irrégulière, par exemple 3,5 x 2,25 µm, peu amyloïde.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula olivaceoviolascens Gillet
Chapeau 2-4 cm, fragile, plus ou moins régulièrement orbiculaire, d'abord convexe, puis étalé, avec le milieu amplement, mais plus ou moins bassement déprimé, avec la marge parfois de contour sinueux, quoique non lobée, obtuse, à la fin plus ou moins cannelée mais souvent courtement, violet, rouge purpuracé ou rougeâtre au bord (par exemple K 48, 49), tantôt plus foncé ou plus lilacin, tantôt vert pâle, glauque ou olivacé, par exemple K 103 C (un peu plus gris) ou avec une tache plus sombre, K 290, vers le milieu; souvent, on rencontre des individus presque tout olivacés, comme une Griseinae, avec seulement un cerne rougeâtre à l'extrême bord; cuticule au début humide-visqueuse, puis souvent plus ou moins pruineuse et mate au centre, oÀ¹ elle est adnée.
Stipe 2,5-5 x 0,7-1 cm, assez charnu, puis fragile, cylindrique ou un peu courbé claviforme, plein, puis finalement tout creux, réduit au cortex, blanc, puis se salissant de brunâtre, finalement plus ou moins jaunissant, en particulier à la dessiccation ou dans l'extrême vieillesse; surface très finement pruineuse puis ridulée.
Chair plus ou moins mince, fragile, blanche, ou un peu brunie ou jaunie dans la vétusté. Odeur plus ou moins nette du groupe violacea, saveur très âcre. Réaction assez rapide, moyenne i la teinture de Gaïac.
Lamelles d'abord assez serrées, puis devenant plus espacées et même très espacées, égales ou avec quelques furcations, obtuses en avant, atténuées-adnexées sur le stipe ou libres en arrière, larges de 3-4 mm sur les petites formes, blanchâtres, puis blanc crème très pâle, à arête entière et concolore.
Sporée blanc crème, pâle, au plus II a.
Spores 5,7-8,5-(9) x 4,5-5-6,7 µm, un certain nombre franchement petites, obovales à plus ou moins oblongues, verruqueuses ou verruculeuses, fortement réticulées-cristulées, parfois un peu connexées localement, à verrues hémisphériques, atteignant 0,5 µm de haut, assez nombreuses, réunies en un réseau à plusieurs mailles fermées, petites ou amples, à crêtes parfois longues et assez épaisses, le tout nettement amyloïde; appendice hilifère 0,87-1 x 0,75-1 µm; tache supra­appendiculaire irrégulière, 3 x 2,25 µm par exemple, parfois radiante, faiblement amyloïde.
Basides 30-35 x 7,5-8,5 µm, à gros stérigmates.
Cystides subfusiformes, obtuses ou appendiculées (parfois assez longuement (40)-50­-85-(103) x 7-11,5-(13) µm, nombreuses, noircissant presque en entier en SV.
Cuticule d'hyphes grêles, serrées, un peu contournées, émettant un épicutis de poils grêles et obtus, x 2,5-3,2 µm, avec dermatocystides volumineuses, pluriseptées, obtuses ou un peu atténuées au bout, larges de 5,5-11 µm. Subcutis à hyphes plus amples, avec nombreux laticifères volumineux, intriqués.
Habitat: Sous conifères, dans les endroits marécageux, parmi les mousses, plus rarement sous feuillus. Nous lui rapportons les récoltes suivantes: Forêt des Andaines (Orne), leg. Mme Le Gal, en novembre 1942, sous Picea. Coye-la-Forêt (Oise) (La Charmée), sous feuillus, le 21 août 1948. Forêt de la Calm, près du Belvédère de Font-Romeu (Pyr.-Or.), bois marécageux de Pinus montana avec Salix et Alnus à proximité. -- Type: n° XI-42.
 
Taxon name: