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Literature:
 
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Remarks (public):On peut à volonté considérer cette Russule comme une espèce indépendante ou comme une variété d'alutacea. Elle doit cependant être séparée, car les 4 sporées que nous avons colligées d'alutacea types (3 dans la région de Bellême, de provenance diverse, et i de Fontainebleau) nous ont constamment montré des spores aussi réticulées que celles de violeipes. Mais il est curieux que cette Russule ait des spores intermédiaires entre celles d'alutacea et d'olivacea; toutefois ses caractères macroscopiques ne s'accordent pas avec cette dernière.
J. Blum l'a bien isolée sous le nom de var. pseudoolivacea, malheureusement sans en donner de diagnose latine, ni même une description séparée (sauf pour les spores). Nous croyons qu'on peut la rapporter à la R. alutacea ssp. eualutacea Singer, f vinosobrunnea Bres. Évidemment, Singer dit que la réaction au Phénol de cette forme n'est pas celle d'olivacea, mais il ajoute tout de suite qu'elle est un peu plus rouge que d' habitude au début; or, BL UM a constaté que la réaction susdite n'est parjois bien nette que sous le revêtement du chapeau, et nous ne croyons donc pas que ce soit un obstacle majeur à notre détermination. D'ailleurs, comme Singer définit son eualutacea par une cuticule sans dermatocystides, en même temps que par des spores à verrues presque isolées (son type V), on ne voit pas à quelle Russule il ferait allusion, si ce n'était à celle-ci, qui, mise à part l'olivacea, est celle du groupe dont les verrues sporales sont, au moins sur un certain nombre de spores, le moins reliées.
La figure de Bresadola est d'ailleurs satisfaisante: comme l'auteur déclare que cette forme est très rare, il est douteux qu'il puisse s'agir d'une olivacea.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula vinosobrunnea (Bres.) Romagn. nov. comb. (= Basionyme: R. alutacea v. vinosobrunnea Bres. (Bres. III. pl. 460).)
Chapeau 5-12 cm, charnu, assez ferme, épais, convexe hémisphérique, puis étalé, un peu ou largement creusé au centre, à marge très obtuse, au début rabattue, tantôt régulière, tantôt lobée ou même presque lobée-frisée (mais à lobes amples), à la fin courtement cannelée, pourpre noirâtre à brun pourpre (K 29-30 ou 35; RXIII, 5' m, Hessian brown, ou 3' k-m de Madder à Diamine brown, XXVIII, 9" k, Walnut brown, plus pourpre que K 88), ou encore brun chocolat (R XIV, 9' m, Carob brown; XV, 13' m, Mars brown, XXVII 5" k, Prussian red), tantôt plus foncé, même presque noir, tantôt teinté d'olivâtre au milieu, qui peut parfois présenter une grande tache très tranchée (K 139, 155, 169; R XV, 17' k-m, de Dresden brown à Mummy brown, XVI, 21' i, olive lake, XXX, 19" i à k, Isabella color à light brownish olive) ou être décoloré en crème sale (on peut alors observer aussi ailleurs des
macules pâles); cuticule très adnée, sauf au bord, ou un peu mate, humide et luisante par la pluie, mince, lisse, ou seulement finement chagrinée sous la loupe ou tout au plus avec quelques vagues rugulosités radiales, mais dans l'ensemble n'ayant pas du tout l'aspect d'olivacea.
Stipe 3,5-7,5 x 1-1,8-3,5 cm en bas, cylindrique ou épaissi claviforme à la base, s'évasant à la fin en haut dur, plein, puis plus ou moins moelleux-creux, blanc, avec des tons roses ou rougeâtres irrégulièrement répartis, un peu jaunissant (de jaune sale à jaune assez vif); surface pruineuse, ridée ou même parfois très rugueuses; le sommet est généralement blanc, comme pointillé par de minuscules granules hyalins-grisâtres. Pas de bague rose comme chez les vieilles olivacea.
Chair épaisse, ferme, blanche, teintée de pourpre sous le revêtement, un peu jaunie, surtout sous les surfaces. Légère odeur fruitée; saveur douce. Réaction violet vif au phénol (R I, 1 m Victoria lake, K 580), rouge orangé vif et rapide à FeS04, plus lente, seulement bleu clair à la tein­ture de Gaïac (R XXXIV, 43? j) entre Gobelin blue et dark Gobelin blue).
Lamelles assez serrées, puis s'espaçant, fourchues non loin du stipe et à mi-rayon, avec aussi des lamellules, atténuées ou arrondies-sinuées sur le stipe, ventrues, ou même très ventrues, obtuses en avant, larges de 6-12 mm, jaune de beurre clair, avec reflets ochracés, puis jaune vif, à arête entière et parfois pourprée en avant, fortement gondolées-interveinées.
Sporée jaune clair ou moyen, IV b, b-c
Spores 7,2-8-10 x 6,2-8 µm, obovales, échinulées, imparfaitement crêtes-zébrées, à épines assez volumineuses, souvent obtuses, atteignant 1,25 µm de long; crêtes dispersées, arquées, plus ou moins longues et vaguement réunies, un peu caténulées, cette ornementation n'étant que très incomplè­tement amyloïde; appendice hilifère obtus, 1,5-1,75 x 1,25-1,9 µm; tache supra-appendiculaire grande, large de 4 µm, arrondie, à bord lacéré-verruculeux, assez amyloïde.
Basides 45-58 x 10,5-13 µm.
Cystides fusiformes, 72-117 x 8,2-14,5 µm, souvent en ogive ou très pointues, à réaction faible à la sulfovanilline.
Cuticule assez mince, mais serrée, d'hyphes grêles emmêlées, émettant un épicutis de poils irréguliers, obtus grêles (le plus souvent 2,5-3 µm, avec quelques ampoules ou des aisselles atteignant 4-6,5-(8,5) µm), à parois un peu plus minces et moins rigides que chez les deux précédentes espèces; pas d'hyphes primordiales incrustées ni d'articles réagissant positivement au SBA, mais de longs poils à cloisons distantes, à parois légèrement plus épaissies et réfringentes, ressemblant à des hyphes primordiales, sans aucun exsudat.
Cortex du stipe sans laticifères noircissants en SBA ni dermatocystides (dans la récolte de Meaux).
Habitat: Dans 1es bois feuillus, charmes, hêtres, sur sol plutôt lourd (argilo-siliceux).
 
Taxon name: