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 Add this item to the list   Russula mollis Quélet, ss. Romagnesi
   
Literature:
 
Page number:740 
Remarks (public):Nous restituons à cette Russule le nom que nous lui avons donné en 1943, avec référence à la planche de Lange, qui la représente bien; toutefois, Quélet attribue à son espèce un stipe gonflé, pruineux, qui ferait plutôt penser à olivascens ou affine, d'autant plus qu'elle vient dans les bois de pins siliceux. Mais pour le reste, la concordance est satisfaisante (notamment les lames " crème jonquille " et le chapeau de " 5-7 cm ").
Melzer et Zvára donnent ce champignon sous le nom de R. luteoviridans Chodat-Martin et nous l'avions adopté dans la " Flore analytique "; mais ce nom est douteux, car il peut très bien s'appliquer à une Urentinae. J. Blum distingue d'ailleurs mollis et luteoviridans; l'examen d'un de ses exsiccata nous confirme que la structure de l'épicutis est bien celle d'une Integroidinae, et non d'une Chamaeleontinae. Voici la description de cette luteoviridans ss. Blum d'après des notes qu'il nous a aimablement communiquées (Fig. 863-865).
Espèce moyenne à presque grosse, assez robuste. Chapeau de forme souvent peu régulière, à marge non ou à peine striée, parfois entièrement jaune clair, parfois même presque paille, mais généralement olive, clair ou foncé, avec souvent des zones plus bistres ou rougeâtres, surtout vers la marge, pouvant aussi être du même vert clair qu'olivascens, mais bien plus fragile, et faisant [page742] plutôt penser aux Romellii vertes et surtout à integra; cuticule lisse, souvent même brillante. Stipe parfois épais, le plus souvent cylindrique, plein, pruineux, blanc. Chair assez épaisse, blanche. Saveur tardivement très légèrement âcre. Réactions normales au FeS04, à la teinture de Gaïac et au phénol. Lamelles serrées, minces, larges, d'abord presque blanches, puis d'un jaune orangé assez clair. Sporée vers XIII-XIV Blum, comme integra (donc vers notre IVc). Spores 8-10 x 7-8 µm, obovales, échinulées-verruqueuses, piquetées avec quelques connexifs fins et courts çà et là, @a verrues coniques, atteignant 1,25 x 0,62 µm, obtuses ou coniques, plus ou moins nombreuses, nettement amyloïdes; appendice hilifère, 1,37-1,75 x 1-1,62 µm; tache supra-appendiculaire plus ou moins arrondie ou irrégulière, mesurant par exemple 2,5-3,5 µm, verruculeuse et parfois anfractueuse ou diverticulée à la marge, assez nettement amyloïde (ex, de Blum); la cuticule étudiée par nous-même sur un exsiccatum nous a montré des poils très grêles, cylindriques, obtus, non clavés, larges de 2,5-3,5 accompagnés d'hyphes primordiales nombreuses, larges 7,5 µm. Sous sapins et épicéas, région d'Arreau et de Cauterets, dans les Pyrénées,
Nous avions songé à lui rapporter une récolte que nous avons étudiée à l'Exposition mycologique faite à Oyonnax, lors d'un Congrès mycologique; il s'agissait d'une grande Russule verte, rappelant beaucoup Romellii mais où sur le vivant, nous avions noté des hyphes primordiales incrustées. Un examen sur le sec de l'exsiccatum ainsi étiqueté nous donne à penser qu'il devait s'agir de dermatocystides, à cause de la forme et du contenu abondant des éléments différenciés de l'épicutis, et nous préférons nous en tenir à la description du Blum.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula mollis Quélet, ss. Romagnesi
Chapeau 4,3-6,5 cm, charnu, épais, au début assez ferme, quoique cassant, puis pouvant devenir franchement fragile, convexe, puis étalé, bassement déprimé ou un peu montueux au centre, puis en soucoupe, à marge obtuse, plus ou moins épaisse, lisse, à la fin pouvant devenir obscurément cannelée-tuberculeuse, d'un jaune vert plus ou moins intense, S 257, 258 ou de 261 à 265, également K 221,216, ou R XXX, 21" à 21" b olive ocher à deep colonial buff, souvent plus saturé au milieu (par exemple K 241), parfois taché de jaune vert vif, ou avec des traces de rougeâtre sur le pourtour; cuticule séparable sur la moitié ou plus du rayon, lisse, brillante, un peu scabre.
Stipe 5-7,5 x 1-1,5 cm, subégal, un peu évasé à la fin sous les lames et faiblement atté­nué en bas, plein, puis moelleux et enfin creux, avec deux zones corticales minces, mais au début élastiques, puis fragiles, blanc, distinctement sali de grisâtre, de fuscescent brunâtre, et grisonnant franchement par imbibition, à surface plus ou moins ruguleuse.
Chair épaisse, d'abord assez rigide, ou même ferme puis plus ou moins fragile, blanche, grisonnant à l'humidification; odeur fruitée ou parfois de miel dans la vieillesse; saveur douce (ou à peine distinctement âpre dans les lames à la longue). Réaction lente, mais positive à la tein­ture de Gaïac, et carminée faible au phénol.
Lamelles serrées à assez espacées, plus ou moins minces, généralement peu fourchues, si µme n'est çà et là contre le pied, atténuées-libres, arrondies-obtuses en avant, larges de 4-6 m, d'un agréable crème jaunâtre, puis beurre clair (plutôt mates), enfin jaune doré, à arête entière et concolore, interveinées.
Sporée jaune clair (IV b).
Spores 6,7-8,5-(9,2) x 5,7-6,5-(7,2) µm, obovales, échinulées, piquetées, avec quelques connexifs, à épines irrégulières, obtuses ou aiguës, de taille très inégale, parfois alignées et réunies, parfois dispersées, atteignant 1 µm. de haut, assez amyloïdes; appendice hilifère 1,5-2 x 1 µm; tache supra­-appendiculaire arrondie, atteignant 3 µm, très amyloïde. Basides 30-52 x 8,5-11,5-(15) µm. Cystides cylindracées, 53-105 x 7,5-12,5 µm, parfois un peu flexueuses, obtuses ou cuspidées (appendice variable), saillantes la plupart optiquement vides, quelques-unes à faible émulsion grisâtre ou corpuscules noirâtres en haut dans la SV, très nombreuses et à contenu souvent pailleté sur l'arête.
Épicutis d'hyphes extrêmement grêles, larges de 2-3,5 µm, mais avec parfois des parties ampul­lacées (qui sont rarement terminales) jusqu'à 4,2-6,5-(8,5) µm, à parois rigides, obtuses, non clavées-­capitées, identiques à celles de caerulea; hyphes primordiales grêles, cylindracées ou atténuées progressivement vers le haut, à cloisons fréquentes, à parois épaissies-rigides, parfois ramifiées, larges de 2,5-4 µm, fortement incrustées (sauf vers le haut) après traitement à la fuchsine, à contenu souvent finement granuleux ou émulsionné; pas de dermatocystides franchement caractérisées (nous n'avons aperçu après révision de nos exsiccata qu'une seule cellule à sommet très renflé qui pouvait faire penser à une dermatocystide, mais nous n'avons obtenu aucune réaction sur le frais dans notre récolte de 1957 avec le SBA); laticifères grêles dans la zone subcuticulaire.
Cortex du stipe montrant de nombreux laticifères, grêles.
Habitat: Dans les bois feuillus (Tilia panifolia, chênes, etc.), en terrain neutre, ou un peu calcaire.
 
Taxon name: