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 Add this item to the list   Russula maculata Quélet
   
Literature:
 
Page number:871 
Description type:Non-original description 
Description:Russula maculata Quélet
Chapeau 4-10,5-(13) cm, d'abord subglobuleux, puis convexe plus ou moins surbaissé, enfin aplani ou même souvent cyathiforme ou en soucoupe à la fin par déroulement de la marge, au début obtus ou faiblement ombiliqué ou tronqué au centre, à marge assez lentement amincie, lisse et le restant longtemps, à la fin seulement pouvant être très courtement et vaguement cannelée; dans les formes typiques des terrains calcaires d'une couleur rappelant la cerise bigarreau (K 37; R XIII, 5' i à 5', Dragon blood à coral red), également rose saumon, au moins en partie (R XIV, 7' à 9', Carnelian red à rufous) ou fréquemment d'un orangé franc, laissant aussi souvent appa­raître un fond ochracé clair ou crème, en particulier au milieu (R XV, 17' d, warm buff, ou même f, light buff), pouvant aussi être entièrement ocre saumoné pâle (R III, 13 f, capucine buff), d'ailleurs en général plus ou moins panaché, ou même moucheté de taches pourpres, des piqûres ou de macules rouillées (quelquefois, on observe des perforations rouillées); nous rattachons à la même espèce une forme oÀ¹ la coloration est pourpre vineux, rouge noirâtre, un peu comme chez melliolens ou même curtipes (K 48), dont le centre passe à l'ochracé (K 142 dilué, ou 166-171) (fig. 1068­1069); cuticule assez adnée, séparable le plus souvent seulement au bord, lisse, finement chagrinée sous la loupe, en général brillante (mais nous avons vu une fois un spécimen à cuticule très mate, rouge terne, évoquant presque lepida, très jaunissant, qui correspond peut-être à la f. elegans Melz.-Zv. non Bres.).
Stipe 3,5-9 x 1-3,5 cm, ferme ou même dur, robuste, souvent trapu, cylindrique ou pou­vant s'évaser à la fin sous les lames et être progressivement épaissi claviforme à la base, plein, tout au plus moelleux dans la vieillesse, blanc, mais normalement teinté ou taché de rose ou de rose rouge (surtout à la partie inférieure), brunissant plus ou moins, avec taches jaune brun à la base, rarement un peu sordescent ou grisonnant localement; surface d'abord satinée, puis deve­nant ruguleuse, ou même scabre, presque bosselée à la fin.
Chair épaisse ou très épaisse, ferme, blanche ou teintée à l'hypoderme comme la cuticule, blanche, mais tendant nettement à devenir jaunâtre sale, miel, ou jaune brun par places, plus rarement montrant un grisonnement évident dans la partie inférieure du stipe. Odeur acidulée­fruitée faible, selon nous fort peu caractéristique, mais beaucoup lui trouvent un parfum typique de rose, de bois de crayon (Juniperus virgineus) que nous n'avons jamais pu parvenir à percevoir nettement. Saveur d'abord douce, puis plus ou moins piquante surtout dans les lames, très rarement partout tout à fait douce. Réaction rapidement positive à la teinture de Gaïac, rose pâle au SO4Fe, lentement brun pourpre au phénol.
Lamelles d'abord serrées, puis s'espaçant et devenant épaisses, à furcations et anastomoses fréquentes et souvent frappantes (parfois crispées-ondulées par places), surtout contre le stipe, mais aussi vers les bords, arrondies-sinuées à l'insertion, segmentiformes ou un peu arquées, puis ventrues, obtuses en avant, larges de 5-14 mm, d'abord crème, puis jaune ochracé mat à jaune de beurre, longtemps peu foncées (R III, 17 g, plus pâles que pale orange yellow, vues de flanc, avec reflets vers 15 d, e, orange buff ou plus pâle), à arête concolore, ou tiquetées de macules ou linéoles brun rouillé, assez fortement ou même grossièrement interveinées.
Sporée jaune, généralement IV c, mais parfois jusqu'à d, en tout cas toujours plus claires que chez decipiens et les Urentinae.
Spores subglobuleuses à obovales (7,7)-8,2-10-(11,5) x (6,5)-7-8,7-(10) µm, verruqueuse-s­pustuleuses à brièvement spinuleuses, à ornements d'aspect et de taille très différents, quelques-uns gros et coniques de 1-1,25 x 0,75-0,87 µm, les autres plus petits, hémisphériques à coniques, dans l'ensemble plutôt bas et obtus, les uns isolés, les autres confluant en crêtes tantôt fines, tantôt assez grosses, également parfois avec de fins connexifs, formant parfois quelques mailles fermées, mais dans l'ensemble la spore n'est qu'interrupto-réticulée, et encore pas partout; ornementation nettement à incomplètement amyloïde; rarement, on rencontre des sujets à spores plus fortement spinuleuses, ou seulement verruculeuses; appendice hilifère 1,25-1,5 x 1-1,62 µm; tache supra-appendiculaire, arrondie ou irrégulière, lobée verruqueuse ou rayonnante à la marge, 3,7-4 µm environ.
Basides 38-57 x (10)-11,5-13 µm.
Cystides fusiformes obtuses ou atténuées supérieurement en un col, souvent plusieurs fois renflé, pouvant atteindre 17 µm, le segment terminal étant aigu ou en poire renversée, 80-115 x 8-13,5 µm, réagissant nettement en SV.
Cuticule épaisse d'hyphes grêles, surmontée d'un épicutis de poils grêles, parfois un peu flexueux, larges de 2,7-3,5 µm, obtus, mais souvent atténués en haut, parfois un peu capitulés, accompagnés de dermatocystides de nombre variable, cylindriques, claviformes ou parfois brus­quement dilatées après une longue portion cylindrique en une clavule obtuse et courte, larges de (4,2)-5,7-8,2-(11,5) µm; pigment vacuolaire orangé ou rougeâtre assez abondant. Subcutis avec laticifères. Médiostrate à sphérocystes gros, mesurant par exemple jusqu'à 45 µm de diamètre.
Habitat: Dans les bois feuillus (et aussi de conifères selon les auteurs), sous chênes, charmes, hêtres, noisetiers, bouleaux, etc..., fréquente et bien typique sur les sols calcaires secs, mais se rencontrant aussi sur les sols argilo-siliceux (par exemple parmi les Leucobryum), en tout cas jamais en terrain trop humide. Toute l'Europe.
 
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