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 Add this item to the list  Russula lateritia Quélet, ss. restr.
   
Literature:
 
Page number:812 
Remarks (public):Les éléments différenciés de l'épicutis ne montrent aucune réaction sur le frais dans la SV, même préparée extemporanément, et c'est pourquoi nous les avons considérés comme des hyphes primordiales incrustées, et avons classée cette espèce au voisinage de Turci dans la Flore Analytique. Notre récolte date en effet d'une époque où l'on n'utilisait pas encore le SBA ou le SA.
Nous avons expliqùé pourquoi nous ne pouvions interpréter la lateritia de QUÉLET comme franchement dermatocystidiée, et qu'il vallait mieux en faire une Russule à éléments cuticulaires incrustés.. les jeunes sujets de notre lateritia ont bien en effet le chapeau pruineux du fait la présence de ces éléments. Cependant, une divergence subsiste avec le champignon quélétien; " stipe grêle, aminci à la base et dilaté au sommet ", dit la description princeps. Or nos sujets l'avaient plutôt conique. Mais la forme du pied n'est pas un caractère important chez les Russules, et semble dépendre beaucoup des conditions de poussée. La couleur du chapeau, l'habitat dans les forêts arides de conifères conviennent mieux. Toutefois, comme nous l'avons dit, on peut penser à une identité entre lateritia et Turci. QUÉLET a pu d'ailleurs réunir les deux. Le nom de lateritia s'adapte d'ailleurs assez mal aux couleurs les plus ordinaires chez Turci.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula lateritia Quélet, ss. restr.
1° Forme typique des pins
Chapeau 4-6,5 cm, charnu, assez ferme, convexe, fortement surbaissé, puis étalé, convexe plan à presque plan (étalé en soucoupe), avec le milieu d'abord tronqué, puis plus ou moins déprimé, mais toujours superficiellement, quoique parfois assez largement, souvent un peu bosselé, mais à peine mamelonné, à marge d'abord unie, puis courtement mais nettement cannelée-tuber­culeuse, obtuse, à la fin un peu sinueuse, de couleur terne, d'un vineux violacé mat par place, à l'extrême bord (vers K 19), ailleurs rougeâtre sale ou rouge terne (vers K 92 ou 38 à 62), sur fondochracé cuivré (comme chez R. Velenovskyi), puis pâlissant parfois et prenant une couleur crème pâle, avec au centre une plage ochracé cuivré, et çà et là des traces de rougeâtre plus ou moins dilué; on peut observer en quelques endroits, sur les exemplaires jeunes, une brusque décoloration verdâtre sale; cuticule séparable sur à peine la moitié du rayon, remarquablement brillante, comme laquée, à l'état humide comme au sec, un peu ruguleuse ou ridulée, avec à la loupe des traces de pruine blanche sur la margirielle des jeunes sujets.
Stipe 5,5-6,5 x 1-1,2 (jusqu'à 1,7 cm en bas), ferme, résistant à la pression, un peu moelleux à la fin avec deux étroites zones corticales et à tissu intérieur affaissé en masses charnues ménageant des cavernes, distinctement rétréci en haut, puis pouvant s'évaser un peu sous les lames, générale­ment épaissi subbulbeux à la base, blanc, puis un peu sali de brunâtre, de gris jaunâtre vitreux, à surface fortement et densément pruineuse en haut, et le restant longtemps, puis glabrescent, et alors finement ridé.
Chair épaisse et ferme au début, puis s'amollissant un peu dans la suite, blanche, avec une légère tendance à jaunir (jaunâtre vitreux sale et pâle); odeur fruitée acide à la coupe sur sujets hydratés, plutôt désagréable sur les jeunes exemplaires; saveur pratiquement douce (à peine un peu âpre à la longue dans les lames).
Lamelles d'abord moyennement, puis assez espacées (1,5-2 mm au bord), avec quelques lamellules, et parfois connées-anastomosées ou fourchues à rebours non loin du stipe, arrondies ­libres à l'insertion, très obtuses en avant, larges de 6-8 mm, d'abord crème, puis crème ocre clair avec reflets jaunes, à arête entière et concolore, finement interveinées.
Sporée jaune clair (IV b) .
Spores 7,2-8,7 x 6,2-6,7 µm, obovales, spinuleuses-piquetées, à épines assez étroites, cylindriques à coniques, atteignant 1,25 µm, implantées irrégulièrement et parfois arquées, nettement amyloïdes, accompagnées de petites traînées de minuscules verrues et de quelques minces et courts connexifs; appendice hilifère 1,75-2 µm; tache supra-appendiculaire irrégulière, nettement à fortement amy­loïde, atteignant 3,75 µm.
Basides 45-57 x 10-11,5 µm.
Cystides subfusiformes, 70-85 x 7-11 µm, généralement appendiculées, la plupart optiquement vides, quelques-unes avec une émulsion grisâtre dans la moitié supérieure en SV.
Cuticule à hyphes grêles, plus ou moins emmêlées, intriquées, émettant un épicutis vite gélifié et collapsé superficiellement, à poils grêles, x 2-3 µm, un peu flexueux, obtus, et même parfois un peu dilatés en haut, mais pouvant aussi montrer un appendice délié, court et obtus, accompagnées de longues hyphes allantoïdes, obtuses, peu ou non atténuées au bout, larges de 3-4,2 µm, à cloisons assez distantes, ne montrant pas de réaction en SV, mais à corpuscules réfringents dans NH3 et SV sur exsiccata, émettant après le traitement à la fuchsine de nombreuses gouttes rouges qui se répandent dans tout le revêtement, donc probablement des hyphes primordiales sur lesquelles il faudrait essayer le SBA sur le vivant pour se prononcer sur leur nature exacte,
Revêtement du stipe à nombreux laticifères.
Habitat: Dans la mousse d'une pinède légèrement calcaire, en forêt de Chantilly (Oise), dans la pinède du Mont-Pô, le 28 aout 1951. QUÉLET la signale dans le Jura et la Bourgogne. ­Type: n° 51-303.
 
Taxon name: