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 Add this item to the list  Russula borealis Kauffm. (?) ss. Singer!
   
Literature:
 
Page number:824 
Remarks (public):Nos récoltes personnelles, assez nombreuses, peuvent se subdiviser à peu près nettement en deux groupes: chapeau rouge, évoquant Velenovskyi, taille plutôt réduite et chair peu dure; et chapeau décoloré ou plus ou moins orangé, évoquant veternosa, taille plus grande, chair plus ferme. Comme ni dans la composition de l'épicutis (tout à fait remarquable par la coexistence d'hyphes primordiales incrustées et de dermatocystides, et même d'éléments mixtes) ni l'ornementation sporale ne se sont montrées différentes, nous avons fusionné toutes nos descriptions.
Si un contrôle microscopique permet de reconnaître cette Russule entre toutes ses voisines, elle n'offre pas de caractère macroscopique saillant, et, sur le terrain, elle est donc très difficile à reconnaître. Les Paludosinae, auxquelles elle est affine, ont cependant une sporée bien plus claire (ochracée); si les éléments différenciés de la cuticule sont également de nature mixte chez Velenovskyi, ils ne présentent les caractères de la dermatocystide et de l'hyphe incrustée que très atténués, la réaction à la Sulfovanilline y étant à peine positive, et les incrustations très fines, très dispersées, et même difficiles à voir.
J. Blum a probablement raison de la regarder comme ou moins partiellement identique à la laeta de J. Schaeffer, mais il paraît s'agir d'une espèce collective; on se reportera à ce que nous en avons dit ci-dessus. Il est pourtant étrange que J. Schaeffer n'ait pas remarqué les incrustations des hyphes primordiales ou cystides dans ce complexe. C'est parce que ce remarquable caractère est formellement signalé et même souligné dans la diagnose de R. Melzeri au sens de Singer que nous nous sommes jusqu'à présent servi de ce nom; mais, comme nous l'avons dit à propos de la R. Melzeri ss. J. Schaeff., la couleur de la sporée cadre mal avec la diagnose originale. Nous nous décidons, non sans regret à abandonner le nom de Melzeri Singer, non seulement pour cette raison, mais surtout parce que Singer lui-même a ultérieurement modifié sa nomenclature en arguant de la synonymie de sa Melzeri, avec une espèce américaine, R. borealis Kauffm. A vrai dire nous doutons un peu de cette identification - au moins au sens strict - car la description de Kauffman indique une saveur un peu âcre et un stipe souvent teinté de rose, caractères qu'absolument jamais nous n'avons relevés sur nos très nombreuses récoltes personnelles. Contre nos principes, nous adoptons cependant provisoirement le nom américàin pour éviter la création d'un nouveau nom spécifique.
En effet, il est très difficile de se faire une opinion sur l'identité exacte de la Russule qui figure, dans l'édition posthume de la Russula-Monographie de J. Schaeffer, sous le binôme R. querceti Haas et Schaef, car aucun caractère microscopique n'est indiqué dans la diagnose, et il n'est pas prudent de tenter une interprétation avant qu'une révision des types ne permette de connaître la composition de l'épicutis et les caractères sporaux. S'il se vérifiait un jour qu'il s'agit bien de borealis ss. Singer, il conviendrait sans doute d'adopter le nom des auteurs allemands, malgré l'inexplicable lacune de leur diagnose.
Leur espèce est décrite comme petite à moyenne, devenant très molle, à chapeau toujours noirâtre au milieu, ailleurs pourpre cadmium mais prenant des taches pâles, ce qui fait évoluer la couleur vers le fauve cinabre et le rouge sale, à cuticule glabre, brillante ou non. Stipe blanc, tendant à se teinter d'ocre brun. Chair blanche, devenant très molle, douce. Lamelles d'un bel ocre saturé, mais non jaune d'Âœuf. Sporée non codée.
On peut penser à notre lutensis.
 
Description type:Non-original description 
Description:Russula borealis Kauffm. (?) ss. Singer!
Chapeau 3,7-6,5-(8) cm, charnu, généralement assez ferme, convexe, puis étalé et plus ou moins creusé au centre ou même à la fin cyathiforme, à marge obtuse, unie, puis parfois courte­ment et peu évidemment cannelée, assez régulière, typiquement rouge foncé légèrement pourpré (8101,171), souvent nuancé de cuivré (8172,173), parfois même à nuances orangées vers le centre, également rose ou cuivré, ressemblant souvent quelque peu à celui de R. Velenovskyi, mais en général plus ou moins décoloré et même jaunâtre au milieu, plus rarement (= R. veternosa var. subdulcis Lange ?) presque décoloré en paille, crème ou ivoire clair, avec seulement quelques tons rosés à la marge (comme chez Schiffneri), au total donc de couleurs assez variables et parfois très bigarré d'orange et de rouge sale; cuticule séparable sur le tiers ou la moitié du rayon, humide visqueuse, brillante par la pluie, rarement crevassée-grenelée ou devenant mate à la périphérie, le plus souvent lisse ou seulement finement chagrinée.
Stipe 3,5-6 x 0,9-1,7 cm, ferme, ou au moins charnu, un peu évasé sous les lames, subégal, un peu atténué ou épaissi vers la base, plein, devenant spongieux-creux ou irrégulièrement caver­neux, blanc, tendant à se salir un peu de jaune brunâtre clair (nous ne l'avons jamais vu teintéde rose); surface pruineuse et en général assez fortement rugueuse à l'état adulte.
Chair assez ferme, puis devenant spongieuse molle dans la vieillesse, blanche, tendant vague­ment à se teinter de paille ou de crème sale; odeur plus ou moins fruitée, mais en général faible; saveur douce (à peine quelquefois un peu astringente dans les lames, presque insensiblement).
Lamelles assez serrées à espacées, minces, égales, avec parfois quelques furcations ou anas­tomoses, en particulier près du stipe, atténuées en arrière, sublibres, obtuses en avant, plus ou moins ventrues, larges de 4-10 mm, blanc jaunâtre, puis jaune de beurre à jaune d'or assez vif, à arête entière et concolore, un peu interveinées.
Sporée jaune d'or (IV c).
Spores 7,7-9 x 6,5-7,2 µm, obovales, spinuleuses piquetées, à épines étroites, assez aiguës, atteignant 1,25 µm, assez en général bien amyloïdes, implantées irrégulièrement, parfois arquées; appendice hilifère 1,75 x 1,5-1,75 µm; tache supra-appendiculaire polygonale, irrégulière, bien amyloide, 2,75-3,5 µm.
Basides 38-56 x 10-12 µm.
Cystides fusiformes, 57-90 x 7,5-11,5 µm, souvent appendiculées ou à petit col dilaté au bout, noires dans la SV (sauf à la base; réaction vive !). Épicutis à poils grêles, obtus ou courtement mucronés ou atténués au sommet (x 2-4 µm), avec un grand nombre d'éléments cylindracés claviformes (x (3)-5-8-(10) µm), parfois dilatés en haut jusqu'à 14-16 µm, tenant à la fois de la dermatocystide tant par la forme que par le contenu à inclusions réfringentes pailletées et réagissant souvent en gris ou en gris noirâtre par la SV, et de l'hyphe primordiale en ce qu'elles sont fortement incrustées, au moins en partie (en particulier vers la base et sur l'article de soutien) par d'abondantes granulations ou par une substance amorphe acidorésistante; la fuchsine colore en outre leur contenu en rouge pourpre. Il y a aussi des cellules qui sont presque typiquement des dérmatocystides et des hyphes primordiales incrustées. Pigment vacuolaire rouge présent jusque dans le haut des poils du chevelu (qÀ¹elquefois aussi dans les éléments primordiaux).
Habitat: Pas rare dans les bois feuillus, assez commune même dans certaines stations. Allemagne, France (région parisienne, en particulier en forêt de Coye (Oise et S.-et-O.), Lamorlaye, Chaumontel; Bretagne, leg. Mme LE GAL). Caucase selon Singer. - Type: 61-67.
 
Taxon name: