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 Add this item to the list   R. aurantiaca (J. Schaef 1933) Romagn.
   
Literature:
 
Page number:827 
Remarks (public):J. Schaeffer a mentionné (sans en donner une diagnose en forme), dans sa Russula Monographie (1933) une R. integra var. aurantiaca J. Schaeffer, qu'il distinguait du type par le chapeau orangé, le stipe parfois teinté de rose et la saveur non complètement douce. Ses échantillons, recueillis aux environs de Potsdam, figurent dans l'exsiccatum à tirage très réduit qu'il a distribué à quelques Instituts et Mycologues comme complément à sa Monographie. Nous avons révisé ces exsiccata, et c'est en nous fondant sur cet examen que nous avons redonné une description personnelle de cette Russule, dont nous avions récolté un exemplaire en forêt de Marly (1942); celui-ci présentait bien tous les caractères essentiels du type de Schaeffer, et, notamment, avait une spore semblable,. nous n'avons pu apercevoir sur le type les dermatocystides claviformes, d'ailleurs très dispersées, que nous avions notées sur le frais, et retrouvées sur une seconde récolte, mais cette divergence ne nous parait pas importante, dans ce cas particulier.
Malheureusement, J. Schaeffer, par la suite, rapporta à son aurantiaca (que pour la circonstance il éleva au rang spécifique), des exemplaires suédois récoltés par Lundell et Nannfeldt aux environs d'Uppsala, et qui figurent sous ce nom dans leurs Fungi exsiccati Suecici (no 424); la sporée de la récolte allemande avait été indiquée comme un peu plus foncée que chez integra, presque H, mais plutôt dans le ton de F Crawshay, sinon comme dans le type. Or, ayant examiné ce deuxième lot, nous avons constaté qu'en fait - bien qu'il ne puisse à notre avis venir à l'esprit d'aucun mycologue de faire de Font Queri une variété d'integra - il s'agissait d'une espèce ochrosporée, et non xanthosporée, et qui n'était autre que cette Russula Font Queri Singer, publiée en 1936,. chose remarquable, Singer avait pressenti le fait en 1942 (Mycologia, T. XXXIV, n° I, p. 89), bien qu'il n'ait eu alors connaissance que de ce que J. Schaeffer avait écrit de sa variété aurantiaca en 1933. Le nom de Singer ayant sans conteste la priorité spécifique, il n'y a aucun inconvénient, croyons-nous, à donner le nom de R. aurantiaca à l'espèce que nous avons décrite en 1942, d'après la première interprétation de son auteur.
Ces faits pourraient amener à classer R. Font Queri dans cette section, auprès d'aurantiaca, ou tout au moins à la placer dans les Insidiosinae (près de veternosa) si vraiment elles peut parfois être assez piquante. Pourtant, tous les sujets que nous en avons vus nous ont plutôt rappelé les Tenellae que les Coccineae, surtout par la consistance relativement peu ferme. Mais il est certain, comme nous l'avons fait observer, que R. Font Queri est une espèce très difficile à classer, d'affinités multiples, et c'est peut-être celle qui nous a fait le plus longtemps hésiter quant à sa position taxinomique.
On ne peut d'autre part songer à insérer dans les Coccineae la R. Lundellii, car en réalité, elle présente d'authentiques dermatocystides, et par conséquent rien ne s'oppose à son maintien dans les Insidiosinae.
Nous doutons que la Russule donnée par Blum comme R. aurantiaca J. Schaef soit la même que la nôtre à cause du port, des spores qui présentent quelques crêtes, et de la cuticule à dermatocystides plus différenciées, sans exsudat. Voici la description de Blum.
Espèce moyenne, peu robuste, assez élancée. Chapeau légèrement déprimé avec l'âge, d'une couleur brique orange, brique rougeâtre, à cuticule lisse. Stipe long et mince, blanc, parfois teinté de rouge, souvent vers le haut. Chair douce et inodore; réaction normale à la teinture de Gaïac et au FeSO4. Lamelles serrées, libres, peu larges, d'un jaune assez foncé. Sporée jaune clair à jaune moyen (XIII-XIV), vers caerulea ou un peu plus. Spores 7-8-(9) µm, à épines souvent assez fortes, 0,7-1,2 µm, surtout isolées, mais peu régulières, et soudées parfois en courtes crêtes. Cuticule avec dermatocystides longues, surtout cylindracées, peu nettement septées. - Bois mêlés. Cette description fait penser à Font Queri, dont c'est peut-être une forme très colorée?
 
Description type:Non-original description 
Description:R. aurantiaca (J. Schaef 1933) Romagn.
(Basionyme: R. integra v. aurantiaca J. Schaef. XIII, p. 404 et 232 (nomen nudum).)
Chapeau 5-7 cm, charnu, vite déprimé au centre, et même parfois très profondément, parfois irrégulier au bord, à marge très obtuse et à la fin plus ou moins cannelée-tuberculeuse, typiquement d'une vive couleur briqueté orangé, avec des nuances cuivrées et carminées, rappelant aurata, souvent plus rouge au bord et plus cuivrée au milieu, mais parfois seulement orangé et pâlissant par la pluie (R II, 7 i, English red à XIV 7' i, vinaceous rufous, centre par exemple XIV 11' i, Cinnamon rufous, ou K 107); cuticule séparable au bord, humide et brillante.
Stipe 5-6 x 1,2-1,8 cm, ferme, subcylindrique, plein, à la fin un peu lacuneux ou spongieux, blanc, quelquefois teinté ou taché de rose plus ou moins taché au milieu de brun bistre; surface ridée-ruguleuse.
Chair ferme, puis un peu plus fragile, blanche; odeur nette de R. pseudointegra ou d'Emeticinae: saveur douce ou faiblement piquante. La réaction au Phénol nous a paru nor­male; J. Schaeffer déclare cependant qu'elle est d'un joli rose saumon, passant au rouge indien intense, seulement à la fin virant au chocolat vineux.
Lamelles plus ou moins espacées, assez épaisses, adnexées, très obtuses en avant, larges (9-13 mm), ochracées, d'un beau jaune d'or, fortement interveinées.
Sporée d'un beau jaune d'or (IV c)­
Spores 8-8,7 x 6,5-7,5 µm, obovales, spinuleuses piquetées, à épines coniques, aiguës, fortes, atteignant 1,25 x 0,62 µm, assez dispersées, très amyloïdes, avec de courts et rares connexifs; appen­dice hilifère 1,25-1,5 x 1,25-1,37 µm; tache supra-appendiculaire très nette, arrondie-polygonale, 3,25-3,75 µm, bien amyloïde.
Basides 32-43:(50) x 9-11,5 µm.
Cystides fusiformes, larges de 8-14 µm, généralement aiguës ou à petit appendice au sommet, ne réagissant pas très vivement à la SV.
ÀŠpicutis constitué par un chevelu fondamental de petites hyphes capilliformes, ramifiées, plus ou moins 2,5 µm, obtuses ou resserrées en haut en un petit col, parfois aussi un peu clavées, certaines ramifications s'épanouissant de loin en loin en une dermatocystides clavulée ou subfusiforme, 65-107 X 4-9 µm, ne présentant dans la SV que quelques petites granulations grisâtres; l'hyphe de soutien de ces dermatocystides ou leur partie basilaire exsude parfois quelques rares granules épars, mais assez gros, acidorésistants après traitement à la Fuchsine.
Habitat: Sous les bouleaux, rare. Allemagne (environs de Potsdam). France (forêt de Marly, non loin de Saînt-Nom-la-Bretèche, le 8 août 1942); forêt de Saint-Hubert près Metz (Moselle), le 19 septembre 1964, n° 64-131. - Type: 8-VIII-42.
 
Taxon name: