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 Add this item to the list  HYMENOCHAETE CRUENTA (Pers. ex Fr.) Donk
   
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Description:HYMENOCHAETE CRUENTA (Pers. ex Fr.) Donk
Persoonia 1: 51, 1959
Type: L 910.267-694, sous le nom de Telephora cruenta Persoon (L). Etymologie: cruenta = (surface hyméniale) de couleur rouge sang.
Hymenochaete cruenta: Poelt, Ber. Bay. Bot. Ges. 33: 96, 1960; Job, Mycotaxon 22: 97, 1985; Job, Myc. Helv. 4: 16, 1990.
Basionyme: Telephora cruenta Pers., Syn. mette. Fung.: 575, 1801; Fries, Syst. Myc. 1: 444, 1821.
Synonymes
Corticium nespori Velenovsky, Ceské houby: 757, 1922. Telephora mougeotii Fr., Elench. Fung. 1: 188, 1828. Corticium mougeotii Fr., Epicr. 558, 1838.
Stereum mougeotii Fr., Hymen. Eur.: 654, 1874; Quélet, Ench. fung.: 206, 1886 et FI. Myc. Fr.: 16, 1888; Yasuda, Bot. Mag. Tokyo (31), 362: 43 et 367: 171, 1917.
Hymenochaete mougeotii Massee, J. Linn. Soc. Bot. 27: 111, 1890; Bourdot et Galzin, Hym. Fr.: 388, 1927; Petch, Ann. Roy. Bot. Gard. Perad. 9: 281, 1925; Hymenochaete mougeotii (Fr.) Cooke, Grevillea 8: 147, 1880; Saccardo, Syll. Fung. 6: 595, 1888; Lloyd, Myc. Writ. 63: 981, 1920; Rea, Brit. Basid.: 669, 1922; Killermann, Deukschr. Bay. Bot. Ges. Regensb. 15
11, 1922; Konrad et Maublanc, Ic. Sel. Fung.: 481, 1924; T. Ito, Bot. Mag. Tokyo 44: 91, 1930; Pilât, Hedwigia 70: 104, 1931; Teng, Sinensia 6 17, 1935; Imazeki, Asahina's Nipp. Inkwa Duk.: 387, pl. 184, 1939; S. Ito, Myc. FI. Japon: 161, 1955; G.H. Cunningham, Trans. Roy. Soc. N.-Z. 85: 21, 1957; Kotlaba, Ceska Mycol. 22: 24, 1958; Jahn, Westf. Pilzbr. 8
137, 1971; Rattan, Bibl. Mycol. 60: 28, 1977; Scannell, Ir. Nat. J. 19 408, 1979; Parmasto, Proc. Ind. Acad. Sc. 94: 378, 1985; Sharma, Bot. Survey. India: 62, 1995.
Hymenochaete sphaeriacola Lloyd, Myc. Notes 74: 1338, 1925. Description (fig. 27 et 28 C)
Basidiome rouge vif à pourpre foncé, résupiné à étalé-réfléchi, membraneux-cassant, adhérent, résultant souvent de la confluence de plusieurs petites colonies ou bien étalé-réfléchi sur les bords et alors plus lâchement fixé au support, à surface rarement presque lisse, le plus souvent tuberculée à très tuberculée, zonée de quelques plis bas concentriques et pouvant se fendiller vers le centre avec l'âge. Marge 0,5-1 mm, soit amincie et fibrilleuse-adnée soit plus ou moins décollée et relevée et alors crénelée, rarement concolore, de couleur brun-rouge clair ou fauve, passant à brun terne avec l'âge, formant contraste avec la surface hyménienne rouge sang à pourpre foncé. Les bords décollés peuvent donner naissance, quand le basidiome croit sur un support vertical, à des ébauches de petits chapeaux de quelques mm, à revêtement tomenteux, brun rougeâtre à brun rouillé.
Coupe atteignant 400 µm d'épaisseur et montrant un hyménium, une couche sétigère, un contexte, un cortex et un tomentum.
Contexte bien développé, formé d'hyphes de trois types: les unes, x 2,5-3 µm, hyalines, à paroi mince, abondamment septées et ramifiées; les autres, x 1,5-3 µm, jaunâtres à brun clair, à paroi épaissie, peu septées et peu ramifiées; enfin des hyphes sétoïdes, x 4-6 µm brun rougeâtre, à paroi épaisse, plus ou moins horizontales et dont certaines viennent se terminer obliquement dans le sous-hyménium et dans l'hyménium. L'ensemble de ces
hyphes a une orientation à peu près parallèle au support.
Cortex de 15-25-(35) µm d'épaisseur, formé d'hyphes x 3-5 µm brun rouge, à paroi épaisse, fortement enchevêtrées et agglutinées.
Tomentum visible au niveau des portions décollées seulement, pouvant atteindre 100 µm d'épaisseur, mais peu dense.
Couche sétigère de 40-50 µm d'épaisseur avec spinules sur 2-3 niveaux. Spinules assez fortes, naissant du sous-hyménium ou un peu au dessus, 45-70-(85) x 6-9 µm la plupart entourées de quelques hyphes hyalines très grêles (0,5 µm) et dépassant l'hyménium de 40 µm maximum.
Hyménium d'environ 35 µm, de hauteur, formé d'une palissade dense d'hyphes verticales à paroi mince, septées et très ramifiées, portant des basidioles, des basides (20 x 3-4 µm à 4 stérigmates de 4 µm de long) ainsi que de nombreuses dendrophyses; celles-ci sont très polymorphes, allant de la simple hyphe paraphysoïde plus ou moins ramifiée à de vraies dendrophyses à 4-7 ramifications de 0,8-1 µm de diamètre, l'ensemble mesurant 5-17 (23) µm; hyalines et à paroi mince au début, ces dendrophyses acquièrent avec le temps une teinte jaunâtre et une paroi légèrement épaissie, puis se couvrent de petites granulations rouges qui dorment sa couleur à l'hyménium.
Spores 6-8 x (1,8)-2-3 µm, cylindriques à très légèrement suballantoïdes, parfois en S très étiré, à paroi mince, non amyloïdes, blanches en masse. Répartition géographique: Japon, France, ex-Union Soviétique. In litt., l'espèce n'a jamais été décrite d'Amérique du Nord, mais trouvée en Argentine (Job, 1985); elle est citée dans de nombreux pays mais s'agit-il réellement d'H. cruenta dans tous les cas ? le problème reste posé comme le souligne Parmasto (1985): en Europe: Allemagne, Angleterre, Autriche, France, Irlande, Suisse, Tchécoslovaquie; en Asie: Sikkim Hymalaya (Massee, 1890), Hymalaya, Népal (Rattan, 1977; Sharma,1995); Ceylan (Pilàt, 1931), Chine, Japon, Philippines; Cunningham (1957) cite H. cruenta d'Australie, Nouvelle-Zélande et Tasmanie.
Hôtes: En Europe, l'espèce croit toujours sur des conifères, surtout Abies alba (provoquant une pourriture blanche peu active, selon Pilât, 1931); Picea abies a également été cité mais Kotlaba (1958) émet des doutes à ce sujet et cite par contre Abies bornmülleriana, ? A. nordmanniana et A. sibirica. Le champignon se développe sur les branches en place dans l'arbre; si la branche support touche le sol, il meurt rapidement (aéromycophyte, selon Kotlaba, 1958).
Hors d'Europe, H. cruenta a été décrit sur Angiospermes: Eurya japonica, Fagus japonica, Hammamelis japonica, Quercus serrata (Imazeki, 1940); Betula utilis, Juglans regia, Pyrus baccata, Quercus sp., Rhododendron sp. (dans ce cas ne s'agit-il pas de H. murashkinskyi ?); Albizzia sp., Coriaria sp., Eucalyptus sp., Rubus sp., mais aussi un Gymnosperme, Pinus radiata (Cunningham, 1957).
Discussion: Hymenochaete cruenta
- appartient à la section Hymenochaete.
- est immédiatement reconnaissable à sa couleur rouge qui le distingue de toutes les autres espèces du genre, à l'exception cependant de H. murashkinskyi Pilàt, espèce non seulement rouge mais à caractères
microscopiques voisins. L'examen du type de H. murashkinskyi a montré une nette stratification que ne présente jamais H. cruenta: c'est, parmi tous les caractères donnés par (Pilàt, pour différencier les deux espèces, le seul qui soit objectif et certain. Les autres caractères exposés par (Pilàt, ne nous semblent pas satisfaisants: les légères différences entre la couleur rouge des deux espèces nous paraissent relativement subjectives; la faible adhérence au support prétendument caractéristique de H. murashkinskyi se retrouve en fait dans certains spécimens de H. cruenta à bords relevés; la taille des spores de H. murashkinskyi donnée par Pilàt (4-5 x 1,7-2 µm) est erronnée puisque le type nous a montré des spores de 6,5-8 x 2-2,5 µm donc du même ordre de grandeur que celles de H. cruenta. Par contre, nous avons noté que le type d'H. murashkinskyi ne possède pas d'hyphes sétoïdes (toujours présentes chez H. cruenta), montre des spinules légèrement plus grandes (70-95 x 7-10 µm que celles de H. cruenta et enfin présente des
dendrophyses à ramifications plus courtes et plus nombreuses (moyenne 8 par dendrophyse) que celles d'H. cruenta (moyenne 4,5).
- a été décrit, sous le nom de H. mougeotii, d'Hymalaya (Rattan, 1977) sur Angiospermes, dont une récolte sur Rhododendron (ne s'agirait-il pas de H. murashkinskyi ?) et d'Australie et Nouvelle-Zélande, toujours sur Angiospermes par G.H. Cunningham (1957): est-ce la même espèce qu'en Europe ?
- partage le caractère dendrophyses hyméniales avec d'autres espèces de
la section: H. escobarii, H. floridea, H. konradii, H. murashkinskyi et H. pinnatifida. H. cruenta se distingue rapidement de la première par son port et des autres par la taille des spinules et les dendrophyses différentes. Spécimens examinés
France (tous sous le nom de H. mougeotii, det Boidin, leg.et det Boidin sauf indication particulière): Pramenoux (Rhône), 8/10/1950, LY 602; Col Lacaze (Rhône), 22/3/1952, LY 1018; Pramenoux (Rhône), sur Abies alba, 17/5/1954, LY 1528; Signy (Rhône), sur Abies alba, 5/L0/1954, LY 1778 bis; Samoèns (Haute-Savoie), 2/9/1955, LY 1925; Pramenoux (Rhône), sur Abies alba, 8/5/1956, LY 2214; Sixt (Haute-Savoie), sur Abies alba, 7/9/L957, LY 2745; Taninges (Haute-Savoie), sur Abies alba, 8/9/1959, LY 3380; La Louvesc (Ardèche), sur Abies alba, 24/4/1960, LY 3739; Gabas (Pyrénées-Atlantiques), sur Abies pectinata, 3/3/1964, leg. Beller. LY 464L; Samoèns (Haute-Savoie), sur Abies alba, 5/9/1965, leg. Lamoure, LY 5180; Hauteville (Ain), 7/5/1950, leg. David, LY 6496; Grandris (Rhône), sur Abies alba, 17/2/1974, leg. David, LY 7300 (tous à LY).
Japon (tous sous le nom de H. mougeotti): n° 2083, Mt Fuji, Yamanashi Pref., sept. 8, 1972, colt I. Ohira et S. Koshiba; n° 2743, Uranchigawa, Iriomote Island, jan. 12, 1973, coll. I. Ohira; n° 2760, Omotodake, Ishigaki Island, jan. 9, 1973, colt. I. Ohira; n° 2762, Youahadake, Okinawa Island, jan. 23, 1973, coll. I. Ohira (Herb. Tottori Myc. Institute, Japon).
Ex-Union Soviétique: H. mougeotii (Fr.) Massee, Koltsim, reg. Krasnojarsk, sur Abies sibirica, 15/8/1958, leg. et det E. Parmasto (n° 9705), LY 3631 (LY); H. cruenta (Fr.) Donk, Insula Sacchalin, distr. Nevelsk, Kuznetsovo, sur Abies sp., 14/9/1979, leg. Järva, det E. Pannasto (n° 93181) (TAA).
Résumé des caractères culturaux de H. cruenta (d'après J. Boidin, Rev. Mycol. 21: 129-131,1956 et Rev. Mycol., Mémoire hors-série (390 p.), 1958) Homothalle présumé; comportement nucléaire normal: monospermes et polyspermes à hyphes aux articles en majorité binucléés, mêlés à de fréquentes successions d'articles tri- ou tétranucléés; croissance extrêmement lente; marge brune submergée, zone de croissance brun rouge. Après 6 semaines, masse surélevée peu étendue, veloutée, sombre; revers roux sombre; odeur faible. Mycélium aérien formé d'hyphes x 1,5-3,5 µm, régulières, hyalines, d'autres à paroi jaune, d'autres encore à paroi épaisse et brune; présence de rameaux dichotomes courts à paroi épaisse et brune, initiateurs de croûte, mais véritable puzzle non observé; dans la partie âgée, très nombreuses spinules à une ou deux "racines", 80-180 x 7-14 µm, disposées parallèlement comme dans un hyménium. Hyphes submergées à paroi mince, jaunâtre et à contenu huileux jaune. Laccase positive, tyrosinase négative.
Code: 2a-6-(11 ?)-17-32-37-39-47-54?-55-(57)-61H.
 
Taxon name: