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 Add this item to the list  Cymatoderma dentriticum (Pers.) Reid
   
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Page number:30 
Description type:Culture description 
Description:Cymatoderma dentriticum (Pers.) Reid
Étude des Mycéliums
Les cultures haploïdes (3568) forment un abondant mycélium aérien blanc. aux hyphes larges jusqu'à 4 ou même 5,5 µm, dépourvues de boucles. Abondantes conidies portées par un stérigmate effilé (voir myc. diploïde), oblongues ou elliptiques, 5-8 x 2,8-3,2 µm, à paroi un peu ferme. Ces conidies germent aisément en donnant un mycélium haploïde de même pôle que celui du mycélium dont elles sont issues (fig. 1 et 2).
L'espèce s'est révélée tétrapolaire. La confrontation des haplontes 3568 avec les diplontes 3106-3110-3570.-- a donné lieu à l'apparition de boucles sur l'haplonte (phénomène de Buller). Malgré leurs différences d'aspects, ces diverses récoltes ne peuvent donc être séparées spécifiquement.
Les cultures diploïdes (3106-3110-3568-3570) sur malt-agar (Difco) ont une croissance très rapide (boîte couverte en 10 jours).
Aspect des cultures : marge ciliée ; mycélium aérien formé de fibrilles rayonnantes en réseau régulier, se redressant en un léger duvet puis aranéum ou formant parfois des granules blancs ou petits flocons régulièrement répartis.
Dessous inchangé ou un peu jaune ; odeur vireuse.
Microscopie : Marge : hyphes axiales régulières x 5-7 µm ou davantage, aux articles très allongés à paroi mince, avec boucles moyennes ou fortes. Elles portent des rameaux plus étroits descendant à 2,5 ou même 2 µm, bouclés, à paroi mince, parfois pourvus d'une mince gaine réfringente (fig. 1 c).
Mycélium aérien : hyphes à paroi mince ou très peu épaissie, 2-5,5-(8,5) µm, les plus larges rapidement vides et entrecoupées de cloisons de retrait, les plus étroites avec boucles fortes souvent ansiformes ; quelques hyphes oléifères, d'autres engainées de cristaux, surtout abondantes dans les flocons. Innombrables conidies libres. oblongues, parfois un peu déprimées 5,5-7-9 x 3-3,8 (4,2) µm. C'est en arrière de la marge que leur formation peut être observée : elles naissent sur des filaments étroits, bouclés, aux articles courts dont le contenu protoplasmique est peu à peu évacué en entier, par un stérigmate effilé, dans la conidie. Il ne peut donc se former qu'une conidie par article. Le stérigmate se forme en un point quelconque de ce dernier, parfois sur la boucle. Ces conidies, non projetées, se détachent aisément et germent facilement en un mycélium de suite bouclé (fig. 1 et 3).
Mycélium submergé : comme le mycélium aérien ; des conidies peuvent se former dans la gélose.
Boucles : Constantes aux vraies cloisons.
Cytologie : Les articles et conidies du mycélium haploïde sont uninucléés. Ceux du mycélium diploïde binucléés.
Enzymes : laccase : ac. gallique + + + (+) , 0-tr gaïacol + + + (+), 0
tyrosinase : p. créosol -, (précipité blanc) tyrosine -, 40-50
Remarques : Malgré leurs différences d'aspect, ces quatre Cymatoderma ont les mêmes caractères mycéliens et notamment produisent de vraies conidies sur des stérigmates, naissent isolées sur les filaments mycéliens comme chez Corticium incrustans (Nobles 1937) et Nematoctonus tylosporus et leiosporus (Dreschler 1941), tandis que les Cymatoderma elegans, pallens (voir plus loin) et caperatum que nous avons en cultures polyspermes ne produisent pas de conidies. Ceci inciterait à considérer nos différentes récoltes comme représentant une seule espèce malgré des différences d'aspect notables. Rappelons d'ailleurs que les diplontes de trois d'entre eux ont diploidisé les haplontes du 3568 (phénomène de Buller).
 
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